Réponse à: FRANCKY

Âge: 29
Sexe: masculin
La question concerne un problème que vous vivez ? OUI
Considérez-vous ce problème comme étant grave ? GRAVE

Bonjour, Il y a maintenant deux ans que je souffre d'attaques de paniques liées par des périodes d'anxiété et de calme. J'ai eu ma premiere attaque suite à la prise d'un cachet d'extasy. J'ai consulté un psychiatre qui m'a enseigné la relaxation de Shultz mais mon probleme n'est pas résolu. pensez vous que les thérapies cognitives sont efficaces dans ces cas ou que me conseillez vous ? Merci d'avance

Nous vous encourageons à persister dans la pratique d'une technique de relaxation qui est un bon moyen pour progresser vers une meilleure maîtrise de l'anxiété. Cette dernière comporte des composantes cognitives (ou mentales: pensées, images, scénarios), émotives et physiologiques qui interagissent les unes sur les autres. La relaxation a un impact sur chacune de ces composantes. Elle induit un état de détente physiologique, ce qui aide à se détendre mentalement et émotivement. Elle consiste à cesser d'entretenir des pensées, ce qui favorise en retour la détente émotive et physiologique. La relaxation peut être considérée comme un entraînement, dans le sens où elle développe des capacités: la capacité de se détendre physiquement pour atténuer des symptômes physiques d'anxiété et la capacité de ne pas se laisser envahir (de mettre de côté) par des pensées ou images anxiogènes.

D'autre part, les thérapies cognitives peuvent également être très efficaces pour les problèmes de panique et d'anxiété comme le démontrent de nombreuses recherches. Elles permettent de mieux conscientiser l'interaction entre ce que l'on pense et l'état émotif d'anxiété: 1) en apprenant à s'observer pour identifier ses propres types de pensées (croyances, interprétations de la réalité) entretenant l'anxiété: -exemple de croyances: Je dois réussir parfaitement, je dois répondre à toutes les attentes de mon employeur ou de mes proches, etc. -exemple d'interprétation de la réalité augmentant l'anxiété: dans le cas d'une crise de panique: je vais m'évanouir, je fais une crise cardiaque, etc.; prédire le pire en perdant de vue les probabilités, etc. 2) en apprenant à remettre en question ces croyances et interprétations, ce qui peut se faire de différentes façons: par exemples, en développant une compréhension de ce qui a amené à développer ces façons de voir, en testant l'objectivité de ces pensées, etc.

Les changements qui se produisent au niveau cognitif permettent de changer des façons d'agir, ce qui contribue aussi à mieux gérer l'anxiété: par exemples: réagir différemment aux attaques de panique, se laisser le droit de doser le stress et de respecter ses limites, etc.).

Hélène Lebel
Richard Paquette

Psychologues, M.A.
PsychoMédia