Réponse à: POMME

Âge: 35
Sexe: féminin
La question concerne un problème que vous vivez ? OUI
Considérez-vous ce problème comme étant grave ? TRÈS GRAVE

Ma question est la suivante:

Lorsqu'elle était petite (2 ans) son grand-père du côté de sa mère était venu chez elle pour sa fête.

Il y était venu avec son chien.

Lorsque l'enfant approchait du chien pour le toucher, il lui disait "saute dessus, mort et il aboyait.

Aujourd'hui elle a 8 ans et lorsque nous nous promenons dans la rue, elle a peur d'eux qu'ils soient gros ou petit, même s'ils sont attachés

Que devrions-nous faire (les étapes) pour essauyer de l'aider car cela la rend malheureuse de ne pouvoir aller chez des amies ou il y a un chien.

Nous avions pensé a consulté un psychologue est un bon choix.

Une réponse serait appréciée

Oui, un(e) psychologue pourrait certainement aider votre fille. Ce type de problème est bien connu et le taux de réussite en psychothérapie est très bon. Vous pouvez aussi l'aider vous-même à vaincre sa peur. Il y a deux aspects à travailler:

1) L'aider à corriger les croyances et les informations erronées qui entretiennent la peur.

En discutant avec elle pour identifier ses croyances sur les chiens (par exemple, tous les chiens sont dangereux en toute circonstance) et améliorer ses connaissances: les races de chien qui sont doux, réactions des chiens, etc. (Par exemple, en feuilletant des livres sur les chiens avec elle).

2) L'aider à s'exposer aux situations de façon très graduelle.

Il faut graduer le plus possible le niveau d'anxiété à surmonter. Il ne faut pas brusquer les choses.

Par exemples, dans un premier temps, donner l'occasion à votre fille d'observer la réaction d'un chien que vous caressez; ce que vous répétez régulièrement jusqu'à ce qu'elle soit à l'aise d'observer de plus près (tout en l'encourageant, ne la forcez jamais); l'accompagner chez ses amies pour l'aider à se rassurer par rapport au chien en observant avec elle ce chien, en observant les gens interagir avec ce chien, en discutant avec les propriétaires des caractéristiques de ce chien, en prenant des ententes (le chien restera dehors, il sera attaché, elle ne sera pas seule avec le chien, etc.) et quitter lorsqu'elle est rassurée, etc. Ce ne sont que des exemples, vous êtes les mieux placés pour planifier une graduation de situations. Ces situations sont l'occasion pour l'enfant de continuer à rectifier ses idées sur les chiens et le danger qu'ils représentent. On passe à un objectif plus difficile seulement lorsque l'enfant est plus à l'aise avec les situations plus faciles. Si ça ne fonctionne pas bien, c'est peut-être qu'il faut imaginer des situations qui suscitent moins d'anxiété. Il est très utile de mettre sur papier une liste des situations selon leur niveau de difficulté afin de ne pas perdre de vue où on en est dans notre démarche (à quel objectif on peut passer) ainsi que les améliorations et les succès obtenus.

Ces façons de procéder devrait l'aider d'abord à ne pas avoir peur de certains chiens dans certaines circonstances, puis graduellement en venir à discriminer plus objectivement dans quelles circonstances, il y a lieu d'avoir une certaine crainte. La lecture de "La peur d'avoir peur" (voir Suggestions de lectures) pourrait vous aider à planifier votre intervention.

Hélène Lebel
Richard Paquette

Psychologues, M.A.
PsychoMédia