Orange et pamplemousse réduiraient le risque d'AVC: les antioxydants spécifiques deviennent mieux connus

Chaque fruit et légume peut comporter des bénéfices spécifiques pour la santé en raison des antioxydants particuliers qu'il contient.

Un antioxydant qui se trouve dans les oranges, les pamplemousses et d'autres agrumes pourrait réduire le risque d'accident vasculaire cérébral ischémique (dû à un caillot, 80% des AVC), selon une grande étude observationnelle britannique, publiée dans la revue Stroke, réalisée à partir des données d'une grande cohorte américaine de près de 70 000 infirmières.

Les femmes ayant les niveaux les plus élevés de flavanone dans leur alimentation avaient un risque d'AVC ischémique inférieur de 19% comparativement à celles dont les niveaux étaient les plus faibles, ont constaté Aedin Cassidy de l'Université d'East Anglia à Norwich.

L'effet protecteur des agrumes contre l'AVC a été, dans des études précédentes attribué à la vitamine C. Mais dans la présente étude, la vitamine D n'était pas en corrélation avec l'incidence d'AVC.

La plus grande proportion des flavanones consommés par les participantes provenaient des jus d'orange et de pamplemousse (63%). Mais les fruits frais constitueraient une meilleure source, mentionnent les chercheurs.

Les flavanones sont l'un des six types de flavonoïdes consommés couramment. Parmi ceux-ci, les anthocyanines (myrtilles, bleuets) ont été liés à un risque réduit d'hypertension et les flavonols à un risque diminué d'AVC.

Des études ont montré que deux flavanones, la naringénine et l'hespérétine, favorisaient la libération d'oxyde nitrique (qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins). La naringénine serait l'antioxydant ayant le plus grand effet anti-inflammatoire selon une étude.

Aucun des antioxydants n'était lié à une réduction du risque d'AVC hémorragique (dû à l'éclatement d'un vaisseau).

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