Une nouvelle grande étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, cette fois menée à la grandeur des États-Unis, confirme un lien entre la pollution atmosphérique aux particules fines et le risque d'autisme. Dans les dernières années, plusieurs études ont suggéré, qu'en plus des facteurs génétiques, la pollution atmosphérique augmenterait le risque.

Marc Weisskopf de l'Université Harvard et ses collègues ont analysé les données d'une étude menée avec une cohorte de 116,000 infirmières depuis 1989 dans 50 États des États-Unis.

L'étude a identifié 250 enfants ayant un trouble du spectre de l'autisme qui ont été comparés à 1522 enfants neurotypiques.

Ils ont calculé l'association entre l'autisme et l'exposition aux particules de 2,5 microns avant, durant et après la grossesse et ainsi que pour chaque trimestre de la grossesse.

Les femmes dont l'exposition pendant la grossesse aux PM2,5 se situait dans le quartile le plus élevé avaient un risque 2 fois plus élevé en moyenne que leur enfant soit atteint d'autisme comparativement à celles dont l'exposition se situait dans le quartile le moins élevé. Plus l'exposition était importante, plus le risque était élevé. Le lien était particulièrement marqué lors du troisième trimestre.

L'exposition avant et après la grossesse n'était pas liée au risque. Le lien avec les particules plus grandes que 2,5 microns et plus petites que 10 microns était très faible.

L'évidence d'un lien entre l'exposition maternelle à la pollution de l'air et un risque accru d'autisme devient de plus en plus forte, concluent les chercheurs. Ces résultats permettent d'avancer vers une meilleures compréhension des mécanismes biologiques de l'autisme ainsi que vers des suggestions de mesures de prévention, soulignent-ils.

Psychomédia avec sources: Harvard University, Environmental Health Perspectives
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