Ce qui ne tue pas rend plus fort, dans une certaine mesure

Ce qui ne tue pas rend plus fort, confirme une étude, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology. Les expériences difficiles semblent en effet favoriser l'adaptabilité et la résilience ultérieures, avec des avantages pour la santé mentale et le bien-être.

Des recherches précédentes ont suggéré que l'exposition à des événements difficiles prédit généralement des effets négatifs sur la santé mentale et le bien-être, de telle sorte que plus d'adversité serait associé à une moins bonne santé mentale.
Mais dans l'étude menée avec 2,398 personnes par l'équipe de Mark Seery, chercheur en psychologie à l'Université de Buffalo, celles qui avaient rencontré quelques événements difficiles rapportaient une meilleure santé mentale et un plus grand bien-être ultérieurement que celles qui n'avaient aucun antécédent d'adversité ou au contraire une histoire très chargée en adversité.

De façon consistante avec les recherches antérieures, les personnes ayant rencontré le plus d'adversité au cours de leur vie vivaient plus de détresse globale, de troubles fonctionnels et de symptômes de stress post-traumatique. Et elles ressentaient une moins bonne satisfaction par rapport à leur vie.

Mais une histoire de quelques événements difficiles, comparativement à aucune ou beaucoup adversité, prédisait moins de détresse globale, de troubles fonctionnels et de stress post-traumatique ainsi qu'une plus grande satisfaction.

Ces résultats sont consistants, conclut Seery, avec l'idée que, en modération, les adversités au cours de la vie peuvent contribuer au développement de la résilience.

"Bien que nous ayons étudié les événements difficiles importants, dit le chercheur, il y a des raisons de croire que d'autres expériences relativement plus banales devraient également contribuer à la résilience".

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Psychomédia avec sources: University at Buffalo, The State University of New York
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