Arrivée du Perjeta (cancer du sein): efficacité, effets secondaires, coût

Le médicament Perjeta (pertuzumab), du groupe pharmaceutique Roche et de sa filiale américaine Genentech, a été approuvé aux États-Unis pour le traitement du cancer du sein HER2-positif métastatique. Le HER2-positif est une forme agressive de la maladie qui représente entre 15% à 20% des cas de cancer du sein. Une demande d'autorisation a également été soumise à l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Le médicament, un anticorps monoclonal, est approuvé pour une utilisation en combinaison avec un autre anticorps monoclonal de Roche, le trastuzumab (Herceptin), et l'agent de chimiothérapie Taxotere (docétaxel), chez les femmes n'ayant pas encore reçu de traitement. Il agit en ciblant une partie différente de la protéine HER2 que le Herceptin.

Dans une étude clinique menée avec 808 femmes qui recevaient le Herceptin et le Docetaxel, dont la moitié recevait aussi le Perjeta et la moitié un placebo, celles qui ont pris le Perjeta ont connu une période médiane de 18,5 mois avant que la maladie s'aggrave comparativement à 12,4 mois chez celles ayant pris le placebo.

Le coût de ce traitement est très élevé: $5,900 par mois. Lorsqu'utilisé avec le Herceptin qui coûte $4,500 par mois, un traitement de 18 mois, revient à $187,000.

Les effets secondaires les plus fréquents, lorsque pris avec le Herceptin et le docetaxel, incluent la diarrhée, la perte de cheveux, une diminution des globules blancs du système immunitaire, les nausées, la fatigue, les démangeaisons et des dommages aux nerfs (neuropathie périphérique).

Le laboratoire prévoit aussi déposer des demandes d’autorisation pour un autre médicament contre le cancer du sein HER2-positif, le trastuzumab emtansine (T-DM1, Kadcyla) qui est un conjugué de l'Herceptin et de l'agent de chimiothérapie DM1. Il vise à acheminer le DM1 directement aux cellules cancéreuse, épargnant ainsi les cellules saines, ce qui permet des doses plus puissantes et réduit les effets secondaires.

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Psychomédia avec sources: Pharma Times, New York Times, WebMD. Tous droits réservés.