Gaz de schiste: tremblements de terre liés à la fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique, utilisée pour l'exploitation du gaz de schiste, peut provoquer des tremblements de terre, indiquent deux études, américaine et britannique. Cette technique introduit de l'eau, du sable et des produits chimiques sous pression dans le sous-sol afin de fracasser le roc et d'en extraire du gaz naturel. Elle est de plus en plus utilisée au Canada, indique Radio-Canada, dans des zones où il y a déjà régulièrement de l'activité sismique et où les risques de tremblements de terre sont présents

L'étude américaine, réalisée par un organisme gouvernemental, rapporte une augmentation "remarquable" des tremblements de terre dans la zone centrale des États-Unis depuis 2001 qui serait "quasi certainement" le résultat de la production gazière et pétrolière.

Un rapport britannique conclut de son côté que les récents séismes dans le nord-ouest de l'Angleterre ont été causés par la fracturation hydraulique dans une zone de failles. La firme énergétique Cuadrilla Resources avait interrompu en 2011 ses forages exploratoires après que des secousses de magnitude 2,3 et 1,5 eurent été enregistrées. Dans un rapport publié mardi, des experts nommés par le gouvernement recommandent la poursuite des forages, jugeant peu probable que les séismes liés à cette activité entraînent des dégâts structurels en surface. Aucune décision n'a encore été prise a indiqué mardi le ministère de l’Énergie.

Au Québec, où le gouvernement Charest a l'intention de financer le développement de l'industrie du gaz de schiste, une pétition signée par 37 125 personnes qui entendent refuser aux gazières l'accès à leur propriété, a été déposée le 17 avril à l'Assemblée nationale, rapporte Le Devoir. La pétition est une initiative du Regroupement interrégional sur les gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent dans le cadre de sa campagne "Vous n'entrerez pas chez nous".

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