Plus jeunes, le
diagnostic est difficile à poser, parce que les enfants sont
moins astreints à des tâches demandant de la concentration
et aussi parce que beaucoup d'enfants très actifs ne
développeront pas le trouble.
Les facteurs causant le TDAH incluent des variations génétiques mais aussi des facteurs environnementaux (lésions cérébrales, privations sévères en début de vie, adversités psychosociales, tabagisme de la mère pendant la grossesse, ...) et les interactions entre les gènes et entre les gènes et l'environnement.
Voici les critères du DSM IV (1) pour le diagnostic de ce trouble.
A. Présence soit de (1), soit de (2):
(1) six des symptômes suivants d'inattention (ou plus) ont persisté pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté ou ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant:
D. On doit mettre clairement en évidence une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.
E. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d'un trouble envahissant du développement, d'une schizophrénie ou d'un autre trouble psychotique, et ils ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex., trouble thymique, trouble anxieux, trouble dissociatif ou trouble de la personnalité).
D'autres caractéristiques, ne servant pas à poser le diagnostic, sont souvent présentes, selon l'âge: une faible tolérance à la frustration, des accès de colère, de l'autoritarisme, de l'entêtement, une insistance fréquente et excessive à ce que les demandes soient satisfaites, une labilité de l'humeur, une démoralisation, une dysphorie, des réactions de rejet de la part des autres et une faible estime de soi.
Ce trouble est souvent mal compris, le manque d'application pour les tâches étant souvent interprété comme de la paresse, un refus des responsabilités ou un comportement d'opposition. Les relations familiales sont souvent tendues, d'autant plus que les variations dans la symptomatologie peuvent amener les parents à croire que la mauvaise conduite est délibérée. La symptomatologie a tendance à s'aggraver dans les situations qui demandent un effort intellectuel soutenu ou celles qui manquent d'attrait et de nouveauté.
Voyez également:
Hyperactivité : couper les colorants et certains additifs alimentaires
Les adultes souffrant d'hyperactivité ont plus de comportements problématiques
DOSSIER : Déficit d'attention et hyperactivité
DOSSIER : Déficit d'attention, hyperactivité et médicaments
(1) DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, American Psychiatric association Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.
Les facteurs causant le TDAH incluent des variations génétiques mais aussi des facteurs environnementaux (lésions cérébrales, privations sévères en début de vie, adversités psychosociales, tabagisme de la mère pendant la grossesse, ...) et les interactions entre les gènes et entre les gènes et l'environnement.
Voici les critères du DSM IV (1) pour le diagnostic de ce trouble.
A. Présence soit de (1), soit de (2):
(1) six des symptômes suivants d'inattention (ou plus) ont persisté pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté ou ne correspond pas au niveau de développement de l'enfant:
-
Inattention
(a) souvent, ne parvient pas à prêter attention aux détails, ou fait des fautes d'étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d'autres activités
(b) a souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux
(c) semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement
(d) souvent, ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles (cela n'est pas dû à un comportement d'opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes)
(e) a souvent du mal à organiser ses travaux ou ses activités
(f) souvent, évite, a en aversion, ou fait à contrecoeur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (comme le travail scolaire ou les devoirs à la maison)
(g) perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités (p.ex., jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils)
(h) souvent, se laisse facilement distraire par des stimulus externes
(i) a des oublis fréquents dans la vie quotidienne
-
Hyperactivité
(a) remue souvent les mains ou les pieds, ou se tortille sur son siège
(b) se lève souvent en classe ou dans d'autres situations où il est supposé rester assis
(c) souvent, court ou grimpe partout, dans des situations où cela est inapproprié (chez les adolescents ou les adultes, ce symptômes peut se limiter à un sentiment subjectif d'impatience motrice)
(d) a souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisir
(e) est souvent "sur la brèche" ou agit souvent comme s'il était "monté sur ressorts"
(f) parle souvent trop
Impulsivité
(g) laisse souvent échapper la réponse à une question qui n'est pas encore entièrement posée
(h) a souvent du mal à attendre son tour
(i) interrompt souvent les autres ou impose sa présence (p. ex., fait irruption dans les conversions ou dans les jeux)
B. Certains des symptômes d'hyperactivité-impulsivité ou d'inattention ayant provoqué une gêne fonctionnelle étaient présents avant l'âge de 7 ans.
D. On doit mettre clairement en évidence une altération cliniquement significative du fonctionnement social, scolaire ou professionnel.
E. Les symptômes ne surviennent pas exclusivement au cours d'un trouble envahissant du développement, d'une schizophrénie ou d'un autre trouble psychotique, et ils ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex., trouble thymique, trouble anxieux, trouble dissociatif ou trouble de la personnalité).
D'autres caractéristiques, ne servant pas à poser le diagnostic, sont souvent présentes, selon l'âge: une faible tolérance à la frustration, des accès de colère, de l'autoritarisme, de l'entêtement, une insistance fréquente et excessive à ce que les demandes soient satisfaites, une labilité de l'humeur, une démoralisation, une dysphorie, des réactions de rejet de la part des autres et une faible estime de soi.
Ce trouble est souvent mal compris, le manque d'application pour les tâches étant souvent interprété comme de la paresse, un refus des responsabilités ou un comportement d'opposition. Les relations familiales sont souvent tendues, d'autant plus que les variations dans la symptomatologie peuvent amener les parents à croire que la mauvaise conduite est délibérée. La symptomatologie a tendance à s'aggraver dans les situations qui demandent un effort intellectuel soutenu ou celles qui manquent d'attrait et de nouveauté.
Voyez également:
Hyperactivité : couper les colorants et certains additifs alimentaires
Les adultes souffrant d'hyperactivité ont plus de comportements problématiques
DOSSIER : Déficit d'attention et hyperactivité
DOSSIER : Déficit d'attention, hyperactivité et médicaments(1) DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, American Psychiatric association Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.
Les enfants, adolescents ou adultes qui
souffrent du trouble déficit de l'attention / hyperactivité (ou trouble déficitaire de l'attention / hyperactivité) présentent soit un déficit de
l'attention, soit une hyperactivité et une impulsivité,
mais le plus souvent les deux (sauf chez les filles), de façon plus fréquente et
plus sévère que ce qu'on observe habituellement dans leur
groupe d'âge. Le diagnostic se fait souvent à l'âge
scolaire alors que les symptômes nuisent à l'adaptation et
toucherait 3% à 5% des enfants.

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