Parkinson: des médicaments peuvent entraîner des troubles du contrôle des impulsions

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) invite les médecins et pharmaciens de ville à informer les patients et leur entourage que des troubles du comportement, à type de comportements compulsifs et répétitifs tels que le jeu pathologique, les achats compulsifs, le punding (comportements répétitifs sans but) et l'hypersexualité, peuvent constituer des effets indésirables de la lévodopa et des médicaments de la classe agoniste dopaminergique (1), principalement chez les personnes traitées pour une maladie de Parkinson. Ces médicaments sont aussi indiqués, en doses plus faibles, pour le traitement du syndrome des jambes sans repos.
Il est important d’être attentif à toute modification du comportement chez une personne traitée par agoniste dopaminergique et/ou par lévodopa (en association au bensérazide, à la carbidopa ou à la carbidopa et à l’entacapone).

La majorité des cas rapportés sont des cas de jeu pathologique (dépendance aux jeux, notamment de hasard et d’argent) et de punding (comportements répétitifs sans but) ; les autres troubles observés sont des troubles d’ordre sexuel (augmentation de la libido, hypersexualité, exhibitionnisme) et plus rarement d’autres troubles du comportement conduisant par exemple à des achats compulsifs.

Ils sont essentiellement rapportés chez des patients parkinsoniens traités avec des posologies élevées de médicament(s) dopaminergique(s) ou lors d’association de plusieurs médicaments dopaminergiques. Ils sont généralement réversibles après diminution des doses ou l’arrêt du traitement dopaminergique.

(1) Les agonistes dopaminergiques stimulent les récepteurs dopaminergiques. Ces médicaments imitent l'action de la dopamine. Cette dernière est un neurotransmetteur qui intervient dans des processus qui contrôlent le mouvement, les réactions émotionnelles et le plaisir.

Voyez également:

Maladie de Parkinson: des symptômes mentaux et comportementaux dans 40% des cas

Psychomédia avec source: Afssaps
Tous droits réservés.