A l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM) réédite son document « VOUS et … vos médicaments dopaminergiques » qui a pour but de sensibiliser aux effets indésirables de ces médicaments.

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative du système nerveux central atteignant spécifiquement les neurones producteurs du neurotransmetteur dopamine qui intervient dans le contrôle des mouvements mais aussi dans celui de la motivation, de l’humeur et des émotions.

Deux types de médicaments visent à compenser le déficit en dopamine :

  • La Lévodopa (ou L-DOPA) qui est transformée en dopamine dans le cerveau
  • Ce médicament peut être lié à des dyskinésies sévères (trouble de la coordination des mouvements).
  • Les agonistes dopaminergiques qui imitent les effets de la dopamine et permettent de rétablir la transmission défaillante
  • Les médicaments de cette classe commercialisés en France sont:
    • ADARTREL (ropinirole),
    • APOKINON (apomorphine),
    • AROLAC (lisuride),
    • BROMOKIN (bromocriptine),
    • DOPERGINE (lisuride),
    • DOSTINEX (cabergoline),
    • DUODOPA (lévodopa + carbidopa),
    • MODOPAR (lévodopa + bensérazide),
    • NEUPRO (rotigotine),
    • NORPROLAC (quinagolide),
    • PARLODEL (bromocriptine),
    • REQUIP (ropinirole),
    • SIFROL (pramipexole),
    • SINEMET (lévodopa + carbidopa),
    • STALEVO (lévodopa + carbidopa + entacapone)
    • TRIVASTAL (piribédil).
    Ces médicaments sont prescrits le plus longtemps possible afin de retarder l’introduction de la L-DOPA. (Mentionnons qu'un autre médicament dopaminergique qui ne figure pas dans cette liste est le CELANCE (pergolide) qui est indiqué en cas d'échec des autres traitements agonistes dopaminergiques. Rappelons qu'il figurait dans la liste 2011 d'UFC-Que Choisir de 31 médicaments dangereux à retirer et à éviter.)

Ces médicaments ont pour effets secondaires possibles, indique le pamphlet de l'ANSM, des nausées, des baisses de tension artérielle, la somnolence, des hallucinations ou perceptions anormales de la réalité et des comportement compulsifs: addiction au jeu, achats compulsifs, hypersexualité.

Ces derniers troubles sont réversibles, souligne l'ANSM. Il est important d'en reconnaître les signes et d'en parler à son médecin afin que la médication soit adaptée.

Mentionnons qu'une autre classe de médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de Parkinson qui n'est pas mentionnée dans ce dépliant est celle des inhibiteurs de la dégradation de la lévodopa. Ces médicaments permettent de maintenir des taux plus élevés de lévodopa (et donc de dopamine) dans le cerveau. Ils sont prescrits en association avec la lévodopa lorsque le patient présente des fluctuations motrices. Certains médicaments de cette classe sont aussi parfois prescrits comme seul traitement au début de maladie. Ces médicaments sont (En France): Comtan (entacapone), Tasmar (tolcapone), Deprenyl (sélégiline), Otrasel (sélégiline), Azylect (rasagiline). Certains de ces médicaments ont pour effets indésirables des diarrhées et des mouvements involontaires et d'autres, des épisodes de confusion.

Dépliant de l'ANSM : Dépliant « VOUS et … vos médicaments dopaminergiques »

Illustration : Médicament (bleu) agoniste de la dopamine (rouge).

Psychomédia avec sources: ANSM, Eureka Santé Tous droits réservés