Tetris est efficace pour réduire les flasbacks lorsqu'il est joué dans une fenêtre critique de six heures après le visionnement d'un film stressant, indique Emily Holmes du Département de psychiatrie, qui a dirigé les travaux.
Ces résultats appuient la théorie selon laquelle la pensée (mind) comporte deux canaux distincts: un canal sensoriel qui traite l'expérience perceptive directe du monde par la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher; et un canal conceptuel qui est responsable de mettre ensemble ces expériences perceptives de façon significative en les plaçant dans leur contexte. En général, ces deux canaux travaillent en équilibre. Par exemple, le canal perceptif est utilisé pour voir et entendre quelqu'un parler et l'autre pour comprendre le sens de ce qu'il dit.
Mais lorsqu'une personne est exposée à un traumatisme, ces canaux fonctionneraient inégalement de sorte que l'information perceptive est amplifiée au détriment des informations conceptuelles. La personne est ainsi moins susceptible de se rappeler une expérience d'accident de la route comme d'une histoire cohérente, et plus susceptible de s'en souvenir par des flashes de phares et le bruit d'un crash. Cette information perceptive apparait ensuite à plusieurs reprises dans l'esprit sous forme de flashbacks qui provoquent une grande détresse émotionnelle, peu de sens conceptuel ayant été associé.
Les études indiquent qu'il y a une période maximale de six heures après le traumatisme pendant laquelle il est possible d'interférer avec la manière dont ces souvenirs se forment.
Pendant ce délai, certaines tâches peuvent être en compétition pour l'utilisation des canaux du cerveau qui sont nécessaires pour constituer le souvenir. Reconnaître les formes et déplacer les blocs de Tetris entrent en concurrence avec les images du trauma. Au contraire, le jeu verbal entre en concurrence avec le souvenir de la signification contextuelle du traumatisme, de sorte que la mémoire du canal visuel est renforcée et les flashbacks sont augmentés.
"Bien que ce travail soit encore au stade expérimental et que quelque traitement potentiel soit encore loin, nous commençons à comprendre comment les souvenirs intrusifs (flash-backs) sont formés après un traumatisme et comment nous pouvons utiliser la science pour explorer de nouveaux traitements préventifs", dit Dr. Holmes. "La recherche est encore à un stade précoce et des mesures doivent être soigneusement prises avant que cela puisse être testé cliniquement", souligne-t-elle.
Voyez également:
La morphine réduit le risque de développer un stress post-traumatique
Les interventions psychologiques pour prévenir le stress post-traumatique inefficaces
DOSSIER Psychomédia: Traumatismes et état de stress post-traumatique
Psychomédia avec source:
Science Daily
Tous droits réservés
Ces résultats appuient la théorie selon laquelle la pensée (mind) comporte deux canaux distincts: un canal sensoriel qui traite l'expérience perceptive directe du monde par la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher; et un canal conceptuel qui est responsable de mettre ensemble ces expériences perceptives de façon significative en les plaçant dans leur contexte. En général, ces deux canaux travaillent en équilibre. Par exemple, le canal perceptif est utilisé pour voir et entendre quelqu'un parler et l'autre pour comprendre le sens de ce qu'il dit.
Mais lorsqu'une personne est exposée à un traumatisme, ces canaux fonctionneraient inégalement de sorte que l'information perceptive est amplifiée au détriment des informations conceptuelles. La personne est ainsi moins susceptible de se rappeler une expérience d'accident de la route comme d'une histoire cohérente, et plus susceptible de s'en souvenir par des flashes de phares et le bruit d'un crash. Cette information perceptive apparait ensuite à plusieurs reprises dans l'esprit sous forme de flashbacks qui provoquent une grande détresse émotionnelle, peu de sens conceptuel ayant été associé.
Les études indiquent qu'il y a une période maximale de six heures après le traumatisme pendant laquelle il est possible d'interférer avec la manière dont ces souvenirs se forment.
Pendant ce délai, certaines tâches peuvent être en compétition pour l'utilisation des canaux du cerveau qui sont nécessaires pour constituer le souvenir. Reconnaître les formes et déplacer les blocs de Tetris entrent en concurrence avec les images du trauma. Au contraire, le jeu verbal entre en concurrence avec le souvenir de la signification contextuelle du traumatisme, de sorte que la mémoire du canal visuel est renforcée et les flashbacks sont augmentés.
"Bien que ce travail soit encore au stade expérimental et que quelque traitement potentiel soit encore loin, nous commençons à comprendre comment les souvenirs intrusifs (flash-backs) sont formés après un traumatisme et comment nous pouvons utiliser la science pour explorer de nouveaux traitements préventifs", dit Dr. Holmes. "La recherche est encore à un stade précoce et des mesures doivent être soigneusement prises avant que cela puisse être testé cliniquement", souligne-t-elle.
Voyez également:
La morphine réduit le risque de développer un stress post-traumatique
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DOSSIER Psychomédia: Traumatismes et état de stress post-traumatiquePsychomédia avec source:
Science Daily
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Le jeu d'ordinateur Tetris aide à réduire les flashbacks après avoir vu des images traumatisantes, ce qui n'est pas le cas d'autres types de jeux vidéo, selon une étude de l'Université d'Oxford publiée dans la revue Plos One.

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Commentaires
En hypnose aussi
En travaillant en hypnose sur les sensations corporelles liées aux événements traumatiques donc sur les canaux sensoriels plus que sur la traduction intellectuelle de l'événement l'émotion traumatique s'atténue voir disparait et l'on parvient par la modifications des perceptions sensorielles à une métabolisation de l'événement. Ici encore une fois semble démontré l'importance du mouvement, du changement face à l'arrêt sur image, sensations, émotions que représente le trauma.
Corinne Van Loey
Psychologue Paris
www.corinnevanloey.com