La Société canadienne de psychologie demande la couverture publique des soins psychologiques

Pour les Canadiens, en particulier ceux qui ont des niveaux de revenus faibles et moyens, le coût des services psychologiques représente un obstacle considérable, selon un sondage EKOS, intitulé Enquête sur les attitudes des Canadiens envers les psychologues et l’accès aux services de psychologie, mené pour le compte de la Société canadienne de psychologie.

Les programmes d'assurance privés et ceux financés publiquement sont insuffisants pour assurer un accès égal et adéquat à ces services, estime l'association qui appelle à des services psychologiques couverts par des programmes de santé publique provinciaux.

Les Québécois étaient 45% à estimer que les psychologues sont les professionnels de la santé le mieux en mesure de traiter les personnes atteintes d’une dépression et de troubles d’anxiété (suivaient les médecins de famille et les psychiatres). De manière générale, 45% et 23% se disaient respectivement confiants et très confiants dans les prestations de soins en santé mentale des psychologues.

80% des répondants ont indiqué que s'ils avaient à payer eux-mêmes pour des services psychologiques, le coût représenterait une barrière "très significative" ou "significative". Ce taux était de 86% pour les répondants dont le revenu familial était plus bas que $40 000.

85% des répondants appuyaient la couverture des services psychologiques par les programmes de santé publique.

Les Québécois s'attendaient en moyenne à payer $73.00 la séance et qu'une vingtaine de séances seraient requises pour traiter des problèmes ou des troubles de santé mentale comme la dépression ou l’anxiété.

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  • Psychomédia avec source: Société canadienne de psychologie. Tous droits réservés.