Les gens ayant les traits de personnalité idéaux pour leur emploi ont tendance à avoir de meilleurs revenus, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Des recherches précédentes ont montré que certains traits sont généralement bénéfiques pour le travail ; être très consciencieux est associé au travail assidu, bien organisé et respectueux des règles, des qualités qui sont généralement appréciées des employés.

Jaap J. A. Denissen de l'Université Tilburg et ses collègues ont remis en question l'idée qu'il existe un type de personnalité idéal et ont fait l'hypothèse que l'adéquation entre les traits d'une personne et les exigences de l'emploi peut être un facteur important qui influence des résultats tels que le revenu.

Ils ont analysé des données concernant 8 458 personnes vivant en Allemagne, âgées en moyenne de 44 ans, qui avaient participé à une grande étude nationale dans laquelle leurs traits de personnalité avaient été évalués au moyen de l'Inventaire des 5 grands facteurs de personnalité (« Big Five Inventory »).

Ces traits étaient comparés aux traits idéaux pour les différentes occupations : par exemple, un commis à la comptabilité a besoin du niveau le plus bas d'extraversion, alors qu'un acteur ou un réalisateur a besoin du niveau le plus élevé.

Les résultats montrent que l'adéquation des traits personnels et des traits idéaux pour un emploi est vraiment importante, du moins en ce qui concerne l'extraversion, l'amabilité et l'ouverture à l'expérience. Pour ces trois traits, une plus grande concordance était liée à un revenu plus élevé, ce que les chercheurs qualifient de « prime d'adéquation ».

Les données montrent également qu'il est possible d'avoir trop d'une bonne chose : les employés qui étaient plus agréables, plus consciencieux ou plus ouverts à l'expérience que leur emploi ne l'exige gagnaient moins que ceux qui avaient des niveaux de ces traits qui concordaient.

Le modèle montre aussi que, dans certains cas, le fait d'avoir trop peu d'un trait est moins coûteux que d'en avoir trop :

« Des traits qui ont longtemps été considérés comme universellement adaptatifs n'étaient pas très bénéfiques et même préjudiciables, compte tenu de caractéristiques particulières de l'emploi », explique Denissen. « Par exemple, les personnes très consciencieuses dont l'emploi n'exigeait pas de tels niveaux avaient en fait un revenu inférieur à celui de personnes peu consciencieuses qui avaient un emploi exigeant des niveaux élevés. »

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Psychomédia avec sources : Association for Psychologial Science, Psychological Science.
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