Par rapport à la moyenne, 2200 personnes de plus sont décédées cet hiver en Belgique en raison du froid, des pics de pollution aux particules fines et de l'épidémie de grippe, selon les chiffres de la Direction générale Statistique du SPF (Service public fédéral) Economie.

Pendant les mois d'hiver (décembre, janvier, février), le nombre de décès s'élève généralement à 28000. Il s'est élevé à 3000 cette année.

"Une épidémie de grippe est généralement suivie par une vague de décès", explique le virologue Marc Van Ranst, président du comité interministériel influenza, ce qui a été le cas cette année, avec une épidémie moyenne.

Plusieurs alertes à la pollution ont également entraîné des pics de mortalité. Par ailleurs, les périodes de gel en décembre et janvier ont entraîné une hausse de décès principalement chez les personnes âgées de 85 ans et plus.

Selon M. Van Ranst, il serait possible d'intervenir pour éviter une telle surmortalité.

Le smog hivernal retient une attention croissante. Il s'agit principalement d'une concentration trop élevée de particules fines dans l’air. Ces pics de particules fines sont la plupart du temps observés dans des situations atmosphériques où la couche d’air inférieure stagne de telle sorte que la pollution y reste concentrée, ce qui se produit essentiellement durant les mois d’hiver.

Psychomédia avec sources:
Le Vif/L'Express
RTBF