Herbe à poux: reconnaître la plante et les symptômes allergiques

Plusieurs villes du Québec lancent, en cette période de l'année, un appel aux citoyens pour l’arrachage de l’herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.).

L'allergie au pollen de l’herbe à poux touche une personne sur 6. La principale manifestation est une rhinite (ou rhume des foins) dont les symptômes sont des démangeaisons du nez et/ou du palais, une perte de l’odorat, un écoulement nasal clair, des éternuements et une obstruction nasale. À ces symptômes, peuvent s’ajouter une conjonctivite et l’aggravation de l’asthme.

L’herbe à poux doit être arrachée (ou coupée au ras du sol) avant sa floraison, donc avant la mi-juillet, et à nouveau à la mi-août pour éliminer les nouvelles fleurs. Ses fleurs produisent d'énormes quantités de pollen très léger que le vent peut transporter à plus de 200 km.

Elle est à distinguer de l'herbe à la puce. L'herbe à la puce provoque des réactions cutanées tandis que l'herbe à poux est sans danger au toucher.

Il s'agit d'une plante annuelle qui se multiplie par semences et celles-ci peuvent survivre dans le sol jusqu'à quarante ans. La plante est présente de mai à septembre et meurt à la fin de l’automne. Elle se développe dans les sols où les conditions de croissance sont difficiles pour les autres plantes.

Sa taille varie de 20 à 120 centimètres (moyenne de 70 cm). La plante prend une envergure de buisson lorsqu’elle dispose de place. Son apparence varie au fil de la saison, mais elle est reconnaissable par son feuillage dentelé qui ressemble à celui des carottes. Vers la mi-juillet, les fleurs mâles des plants, regroupées en épis au sommet de la tige et des rameaux émettent du pollen dans l’air. Les concentrations dans l'air sont les plus importantes en août et en septembre.

Les concentrations de pollen dans l’air sont plus importantes tard en matinée et tôt en soirée, car le pollen est soulevé par l’air chaud du matin et tombe au sol avec l’air froid du soir. La pluie contribue aussi à faire tomber le pollen au sol.

Sur l’île de Montréal, la plante est présente partout. Les territoires des CSSS de la Pointe-de-l’Île, d’Ahuntsic et de Montréal-Nord, de l’Ouest-de-l’île et de Dorval –Lachine-LaSalle sont ceux où se trouvent à la fois la plus grande quantité d’herbe à poux et d’enfants affectés par son pollen. En raison des changements climatiques, la saison de croissance de l’herbe à poux à Montréal est déjà passée de 42 à 63 jours entre 1994 et 2002 et elle risque encore de s’allonger.

Voyez également:

Illustration : Site du Directeur de la santé publique de Montréal.

Portail Santé Montréal, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
Tous droits réservés