L'utilisation des farines animales est insufisamment sécurisée estime l'Anses

L'Agence nationale française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a émis, le 16 novembre, un avis défavorable à la réintroduction de certaines farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage comme l'a proposé l'an dernier la Commission européenne.

L'Anses juge que le fait qu'un test de détection fiable de l'espèce d'origine des protéines transformées ne soit pas encore pleinement disponible pose problème. Elle note des progrès dans l'organisation des filières de production de ces protéines qui est essentielle pour pouvoir juger du risque de contamination croisée. Elle estime toutefois cette organisation incomplète.

Les protéines animales transformées dont il est question, souligne l'agence, sont issues de sous-produits animaux destinés à la consommation humaine différents de ceux, provenant de sous-produits à destination non alimentaire, qui constituaient les farines animales soupçonnées d'avoir contribué à la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle).

Ces dernières sont interdites dans l'Union européenne depuis 1994 pour les animaux destinés à l'alimentation. Bruxelles a proposé en juillet 2010 de lever l'interdiction du recours aux protéines animales pour l'alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson tout en maintenant l'interdiction pour les ruminants censés se nourrir d'herbe et l'interdiction de nourrir un animal avec des protéines issues de sa propre espèce.

Psychomédia avec sources: Anses, Le Nouvel Observateur. Tous droits réservés.