La recherche, publiée dans le Journal of Sexual Medicine, a été dirigée par
Dr Emmanuele Jannini de l'Université d'Aquila auprès de 20 femmes. Des ultrasons
étaient utilisés pour mesurer le volume et la forme du tissu au-delà du mur avant
du vagin, considéré comme étant la location du point G.
Chez les 9 femmes qui rapportaient des orgasmes vaginaux, les tissus entre le vagin et l'urètre étaient plus épais en moyenne que chez les femmes n'en rapportant pas.
Cela signifie, selon Jannini, que les femmes qui n'ont pas d'évidence visible (aux ultrasons) d'un point G ne peuvent avoir d'orgasmes vaginaux.
Certains chercheurs se demandent si ce que Jannini considère être le point G est une structure distincte ou s'il s'agit d'une partie interne du clitoris.
Beverly Whipple de l'Université Rutger, qui a introduit le terme en 1981, doute que le point G soit manquant chez les femmes qui n'ont pas d'orgasmes vaginaux. Ses recherches suggèrent que toutes les femmes ont une certaine sensibilité dans cette région. Il faudrait, considère-t-elle, demander aux femmes de stimuler elles-mêmes cette région et reprendre ensuite une mesure aux ultrasons car il est considéré que cette région enfle en réponse à la stimulation.
Une autre possibilité soulevée par des chercheurs est que la différence anatomique ne soit pas la cause des orgasmes mais plutôt le résultat, les orgasmes conduisant à un meilleur développement des muscles de cette région. Selon Leonore Tiefer, il serait intéressant d'enseigner aux femmes qui n'ont pas d'orgasmes vaginaux comment en avoir et de répéter les mesures par la suite.
Des études de jumelles identiques et non-identiques supportent aussi l'idée de différences physiologiques entre les femmes qui ont et n'ont pas d'orgasmes vaginaux. En 2005, Tim Spector a trouvé que jusqu'à 45% de la différence entre les femmes dans leur capacité d'atteindre ce type d'orgasme pouvait être expliquée par leurs gènes. "Cette étude soulève la possibilité que des différences génitales locales plutôt qu'uniquement des différences génétiques dans la réponse du cerveau ou de la personnalité peuvent être importantes", dit-il.
Jannini, l'auteur de cette recherche, teste actuellement chez des femmes en post-ménopause si un traitement à la testostérone peut augmenter le volume du point G, ou du moins de cette région, afin d'améliorer la réponse sexuelle.
Voyez également:
Le point G serait-il un mythe?
Les exercices de Kegel pour plus de plaisir sexuel
L’amplification du point G, une nouvelle offre médicale
La démarche des femmes associée aux orgasmes
DOSSIER: Couples et sexualitéPsychoMédia avec source: New Scientist
La stimulation d'une partie du vagin, le point G, amène des orgasmes chez
certaines femmes mais les chercheurs n'avaient pas encore été capables d'en
identifier la location exacte.

Hypertension: la marche à bon pas peut compenser la disposition génétique
Des doutes sur la théorie du bon cholestérol
Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids
Les parents seraient plus heureux
Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre
DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains
Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Stress et détresse psychologique des agriculteurs
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
DSM-5: deux diagnostics controversés sont retirés
Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être
Apprendre avant le sommeil favorise la mémorisation
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
États généraux de l'action et de l'analyse féministes, 25 et 26 mai à Québec
TEST : Évaluez votre niveau d'intelligence émotionnelle
TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d'Alzheimer ?
De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements
DOSSIER: Stress et anxiété
DOSSIER: Maigrir sainement
Insomnie: 4 façons de ralentir avant le coucher afin de favoriser le sommeil
Quels sont les différents types de psychothérapie ?
DOSSIER La psychothérapie pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les neuroleptiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Les médecins ne meurent pas comme plusieurs: ils évitent les traitements excessifs
Les antidépresseurs entraîneraient une dépendance et un sevrage
