B. La présence d'au moins un des deux symptômes suivants:
1) Une cataplexie (c'est-à-dire de brefs épisodes de perte soudaine du tonus musculaire bilatéral, le plus souvent en rapport avec une émotion intense, ex. colère, surprise, rire). Elle apparaît souvent des mois ou des années après la survenue de la somnolence diurne et survient chez environ 70% des gens présentant une narcolepsie. La perte de tonus musculaire, qui dure habituellement quelques secondes, peut être imperceptible pour l'entourage se manifestant par un relâchement de la mâchoire, une chute des paupières, de la tête ou des bras. Elle peut aussi être plus importante et l'individu peut laisser tomber des objets qu'il porte ou même s'effondrer à terre. Pendant cet épisode, l'état de conscience est préservé. La durée et la fréquence de ces épisodes sont augmentées par la privation de sommeil.
2) L'intrusion récurrente d'éléments du sommeil paradoxal (phase du sommeil caractérisé par des mouvements oculaires rapides) lors des transitions veille-sommeil se manifestant par des hallucinations juste avant l'endormissement ou juste après le réveil ou par des paralysies du sommeil en début ou en fin d'épisodes de sommeil. De 20 à 40% des gens présentant une narcolepsie ont des hallucinations. Ces dernières sont le plus souvent visuelles et incorporent des éléments de l'environnement (p. ex. objets se déplaçant dans un tableau du mur de la chambre). Elle peuvent aussi être auditives (ex. entendre un intrus dans la maison) ou kinesthésiques (ex. sensation de voler). De 30 à 50% des individus présentent une paralysie du sommeil. L'individu est éveillé mais incapable de bouger ou de parler. Les hallucinations et les paralysies liées au sommeil peuvent survenir conjointement, ce qui amène souvent des expériences terrifiantes où l'individu voit des choses inhabituelles et est incapable de bouger. Heureusement elles ne durent que quelques secondes à quelques minutes.
La plupart des experts du domaine acceptent toutefois le diagnostic de narcolepsie en l'absence de ce dernier critère (B) si des tests démontrent des endormissements en sommeil paradoxal (alors que normalement le sommeil paradoxal survient plus tard dans le sommeil).
Cette maladie toucherait de 2 à 16 personne sur 10,000 et devient habituellement cliniquement significative pendant l'adolescence.
La narcolepsie doit être différenciée de la somnolence que présentent certaines personnes à certains moments de la journée à laquelle ils peuvent résister ou encore des effets de la privation de sommeil. De plus, si la perturbation est liée aux effets physiologiques directs d'une substance ou d'une autre affection médicale générale, on ne pose pas le diagnostic de narcolepsie.
Référence:
American Psychiatric Assocation, DSM-IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Masson, 1996 (version américaine 1994).
1) Une cataplexie (c'est-à-dire de brefs épisodes de perte soudaine du tonus musculaire bilatéral, le plus souvent en rapport avec une émotion intense, ex. colère, surprise, rire). Elle apparaît souvent des mois ou des années après la survenue de la somnolence diurne et survient chez environ 70% des gens présentant une narcolepsie. La perte de tonus musculaire, qui dure habituellement quelques secondes, peut être imperceptible pour l'entourage se manifestant par un relâchement de la mâchoire, une chute des paupières, de la tête ou des bras. Elle peut aussi être plus importante et l'individu peut laisser tomber des objets qu'il porte ou même s'effondrer à terre. Pendant cet épisode, l'état de conscience est préservé. La durée et la fréquence de ces épisodes sont augmentées par la privation de sommeil.
2) L'intrusion récurrente d'éléments du sommeil paradoxal (phase du sommeil caractérisé par des mouvements oculaires rapides) lors des transitions veille-sommeil se manifestant par des hallucinations juste avant l'endormissement ou juste après le réveil ou par des paralysies du sommeil en début ou en fin d'épisodes de sommeil. De 20 à 40% des gens présentant une narcolepsie ont des hallucinations. Ces dernières sont le plus souvent visuelles et incorporent des éléments de l'environnement (p. ex. objets se déplaçant dans un tableau du mur de la chambre). Elle peuvent aussi être auditives (ex. entendre un intrus dans la maison) ou kinesthésiques (ex. sensation de voler). De 30 à 50% des individus présentent une paralysie du sommeil. L'individu est éveillé mais incapable de bouger ou de parler. Les hallucinations et les paralysies liées au sommeil peuvent survenir conjointement, ce qui amène souvent des expériences terrifiantes où l'individu voit des choses inhabituelles et est incapable de bouger. Heureusement elles ne durent que quelques secondes à quelques minutes.
La plupart des experts du domaine acceptent toutefois le diagnostic de narcolepsie en l'absence de ce dernier critère (B) si des tests démontrent des endormissements en sommeil paradoxal (alors que normalement le sommeil paradoxal survient plus tard dans le sommeil).
Cette maladie toucherait de 2 à 16 personne sur 10,000 et devient habituellement cliniquement significative pendant l'adolescence.
La narcolepsie doit être différenciée de la somnolence que présentent certaines personnes à certains moments de la journée à laquelle ils peuvent résister ou encore des effets de la privation de sommeil. De plus, si la perturbation est liée aux effets physiologiques directs d'une substance ou d'une autre affection médicale générale, on ne pose pas le diagnostic de narcolepsie.
Référence:
American Psychiatric Assocation, DSM-IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Masson, 1996 (version américaine 1994).

Hypertension: la marche à bon pas peut compenser la disposition génétique
Des doutes sur la théorie du bon cholestérol
Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids
Les parents seraient plus heureux
Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre
DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains
Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Stress et détresse psychologique des agriculteurs
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
DSM-5: deux diagnostics controversés sont retirés
Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être
Apprendre avant le sommeil favorise la mémorisation
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
États généraux de l'action et de l'analyse féministes, 25 et 26 mai à Québec
TEST : Évaluez votre niveau d'intelligence émotionnelle
TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d'Alzheimer ?
De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements
DOSSIER: Stress et anxiété
DOSSIER: Maigrir sainement
Insomnie: 4 façons de ralentir avant le coucher afin de favoriser le sommeil
Quels sont les différents types de psychothérapie ?
DOSSIER La psychothérapie pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les neuroleptiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Les médecins ne meurent pas comme plusieurs: ils évitent les traitements excessifs
Les antidépresseurs entraîneraient une dépendance et un sevrage
