Le médicament anti-cancer (anti-lymphome) Mabthera (rituximab) s'est avéré efficace pour diminuer les symptômes du syndrome de fatigue chronique, aussi appelé encéphalomyélite myalgique, chez 10 personnes sur 15 dans un essai norvégien dont les résultats sont publiés dans la revue PLoS ONE. Deux d'entre elles semblaient complètement rétablies.

Ce médicament agit en détruisant les lymphocytes B, qui sont des globules blancs fabriquant des anticorps. Par conséquent, estiment les auteurs, ces résultats suggèrent fortement que ces globules blancs pourraient être impliqués dans l'apparition du syndrome.

Øystein Fluge et Olav Mella de l'Université Haukeland ont fait cette découverte par accident après avoir constaté une amélioration des symptômes chez des personnes atteintes à la fois d'un lymphome et du syndrome de fatigue chronique.

Les chercheurs estiment que le médicament affecte tous les symptômes du syndrome, indiquant qu'il touche un mécanisme pathologique central de la maladie.

Suite à deux doses administrées durant les deux premières semaines de l'essai, il y avait un délai de 3 à 8 mois avant l'amélioration des symptômes, ce qui est compatible avec la notion que le syndrome est causé par des anticorps, produits par les cellules B, estiment les chercheurs. Car toutes les cellules B sont détruites par le médicament en deux semaines mais les anticorps survivent dans le corps pendant un deux ou trois mois.

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