S'arrêter dans ce cas, "c'est comme une lumière qui s'éteint",
explique le Dr Antoine Bechara de l'Université du Californie du Sud,
qui a réalisé des scanners cérébraux de 69 fumeurs et anciens fumeurs
pour localiser la région impliquée. "C'est très frappant", dit-il.
Cette découverte devrait orienter les chercheurs vers de nouvelles voies de recherche de stratégies antitabac, qui ciblent notamment cette petite région du cerveau impliquée, l'insula. Elle a d'ailleurs provoqué l'excitation de la communauté des addictologues qui croit que l'insula pourrait aussi jouer un rôle dans d'autres addictions.
"C'est une découverte fantastique", a réagi le Dr Nora Vlkow, directrice de l'Institut national américain de l'abus de drogues. "Cette étude nous montre sans équivoque que l'insula est une structure cérébrale clé dans la perception de l'envie pressante à consommer un produit", un désir qui est l'épine dorsale de la dépendance."
L'insula semble être l'endroit du cerveau dans lequel les états physiologiques se traduisent en émotions conscientes, en anxiété par exemple. Quand ces sensations sont provoquées par une substance particulière, l'insula agit comme une sorte de quartier général du besoin.
Bechara et ses collègue ont donc consulté leurs registres et selectionné 69 personnes fumeuses régulières avant leur accident. Dix neuf d'entre elles présentaient une lésion de l'insula. Treize d'entre elles ont arrêté de fumer, dont douze au cours de la journée de l'accident, sans avoir jamais repris, ni même ressenti le besoin de fumer. Parmi les 50 autres personnes atteintes dans d'autres régions cérébrales que l'insula, 19 ont arrêté de fumer, mais quatre seulement présentaient les caractéristiques d'une rupture de la dépendance.
Aucun des patients ayant une lésion à l'insula et perdu leur goût de fumer n'ont perdu leur goût de manger et ne se sont mis à manger moins. Cela suggère que les dommages à l'insula ne font pas perdre à la personne les besoins fondamentaux. Les dommages affecteraient seulement les "plaisirs appris", expliquent les chercheurs. Cela implique que l'insula pourrait aussi contrôler d'autres types d'addiction.
Sources:
Canada.com
WebMD
Voyez également:
Lien entre tabagisme et consommation d'autres substances chez les jeunes
Concernant le rôle de l'insula:
Le cerveau soupèse le plaisir et le désagrément d'acheter
Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez nos FORUMS Toxicomanies et dépendances
Cette découverte devrait orienter les chercheurs vers de nouvelles voies de recherche de stratégies antitabac, qui ciblent notamment cette petite région du cerveau impliquée, l'insula. Elle a d'ailleurs provoqué l'excitation de la communauté des addictologues qui croit que l'insula pourrait aussi jouer un rôle dans d'autres addictions.
"C'est une découverte fantastique", a réagi le Dr Nora Vlkow, directrice de l'Institut national américain de l'abus de drogues. "Cette étude nous montre sans équivoque que l'insula est une structure cérébrale clé dans la perception de l'envie pressante à consommer un produit", un désir qui est l'épine dorsale de la dépendance."
L'insula semble être l'endroit du cerveau dans lequel les états physiologiques se traduisent en émotions conscientes, en anxiété par exemple. Quand ces sensations sont provoquées par une substance particulière, l'insula agit comme une sorte de quartier général du besoin.
Bechara et ses collègue ont donc consulté leurs registres et selectionné 69 personnes fumeuses régulières avant leur accident. Dix neuf d'entre elles présentaient une lésion de l'insula. Treize d'entre elles ont arrêté de fumer, dont douze au cours de la journée de l'accident, sans avoir jamais repris, ni même ressenti le besoin de fumer. Parmi les 50 autres personnes atteintes dans d'autres régions cérébrales que l'insula, 19 ont arrêté de fumer, mais quatre seulement présentaient les caractéristiques d'une rupture de la dépendance.
Aucun des patients ayant une lésion à l'insula et perdu leur goût de fumer n'ont perdu leur goût de manger et ne se sont mis à manger moins. Cela suggère que les dommages à l'insula ne font pas perdre à la personne les besoins fondamentaux. Les dommages affecteraient seulement les "plaisirs appris", expliquent les chercheurs. Cela implique que l'insula pourrait aussi contrôler d'autres types d'addiction.
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