Les enfants « dys » (dyslexie, dyscalculie, dysphasie, dyspraxie, dysorthographies...) sont aussi victimes de la psychanalyse, a fait savoir la Fédération française des Dys dans un communiqué dans lequel elle salue les progrès sur le point de se réaliser en ce qui concerne la prise en charge de l'autisme, notamment grâce au documentaire Le mur et à l'exposition médiatique qui a suivi.

Mais les enfants autistes ne sont pas les seules victimes de la psychanalyse, dit la fédération. Les enfants avec des troubles spécifiques du langage ou des apprentissages et leurs familles ont été victimes des mêmes théories et des mêmes pratiques psychanalytiques "totalement dépassées, réfutées scientifiquement, et inefficaces, que les enfants autistes", expose-t-elle.

Ces théories ont été les seules considérées par beaucoup de psychanalystes qui ont pris en charge des enfants dys.

"Aujourd’hui encore, on compte de nombreux enfants dys en situation d’errance diagnostique et/ou thérapeutique, notamment dans les Centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP). Ces enfants sont souvent pris en charge suivant une grille de lecture exclusivement psychanalytique, sans diagnostic pluridisciplinaire, sans rééducation adaptée, à l’encontre de toutes les recommandations scientifiques et médicales, françaises et internationales. Lorsqu’ils sont finalement diagnostiqués et pris en charge d’une manière adéquate, il est souvent bien tard, beaucoup d’années de scolarité ont été perdues, et au fil des années de nombreuses difficultés se sont superposées au trouble initial: échec scolaire, perte d’estime de soi, troubles psychologiques, conflits familiaux… Il est temps que cesse cet immense gâchis."

Lire le communiqué de la Fédération française des Dys: Les enfants « dys » aussi sont des victimes de la psychanalyse

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