AMOUR ET VIOLENCE



Bonjour,

J'ai besoin d'aide, malgré mes études de psycho et de psychanalyse je me trouve démunie face à une situation qui me touche personnellement.

Voilà il y a un an et demi j'ai rencontré un homme d'origine algérienne, médecin psychiatre en milieu hospitalier.

Grande histoire d'amour qui a très vite dégénérée puisque ponctuée de jalousie, de violences verbales et physiques de sa part.

Malgré tout nous avons tenté de vivre ensemble, ce fut un enfer pendant les trois mois et demi de notre vie commune.

Je devais tout justifier, tout expliquer de mon emploi du temps, ne pas lever même pas hasard les yeux sur un autre homme, ne pas consulter de médecin , même femme c'était difficile il se méfiait de tout, je ne devais pas serrer les mains lors de réunion, tout était source de discussions stériles, il m'empêchait de dormir, me faisant des scènes pour des futilités jusqu'à trois heures du matin alors que je me levais à 6 pour aller travailler, il était jaloux de ma fille de 5 ans, trouvait que j'en faisais trop pour elle et pas assez pour lui, bref il
me menait la vie dure mais je tenais bon et passais mon temps à pleurer jusqu'à ce soir de mars où une de nos disputes à dégénéré, encore pour des futilités, il a voulu regarder les appels de mon téléphone portable et j'ai tenté de m'y opposer, il me l'a arraché des mains, m'a bousculé si violemment que je suis tombée à terre, m'a pris les clés de la maison et j'étais prisonnière ne pouvant plus sortir , ni appeler quiconque à l'aide, j'ai fini par récupérer mon téléphone portable et j'ai appelé ma soeur à l'aide qui m'a aidé à sortir de la maison. Je revois son visage à lui ce soir là, ses yeux surtout, comme fou.

Depuis et après d'autres incidents, nous nous sommes séparés lui chez lui et moi chez moi mais nous avons malgré tout renoué, car dans ses bons moments, si vous êtes l'objet qu'il attend que vous soyez, il est très tendre et magnifiquement amoureux. Je sais qu'il m'aime et je l'aime profondément. Je suis une femme sérieuse et il a confiance en moi mais cette jalousie contre laquelle il ne peut lutter nous fait du mal; Il continue de surveiller mes déplacements, je dois rendre des comptes en permanence et samedi dernier alors qu'une nouvelle dispute nous opposait pour des futilités, il m'a menacé de me faire passer par la fenêtre alors que nous étions au 1er étage de sa maison. il était une heure du matin lorsque sa colère s'est déclenchée suite à un refus de ma part de faire l'amour parce que j'avais mes règles. Il est alors devenu comme fou, j'ai voulu m'enfuir mais il a jetté mes sacs à travers la pièce et m'a menacé. Je suis donc restée à ses cotés de force toute la nuit et le matin je suis partie. Depuis j'ai tenté d'en discuter avec lui, de lui dire que je ne voulais pas de cette vie, que je voulais une vie douce avec l'homme que j'aime , soit lui. Il m'a encore promis qu'il changerait mais sans thérapie et sans quelques prémisses de reconnaissance de son trouble je vois mal comment il pourrait changer. Il a 47 ans et pour lui médecin, ce sont les autres qui sont malades, pas lui. Je me sens abandonnée sans lui et pourtant je sais que la vie est un enfer près de lui.

Je l'aime et suis désemparée. Ma famille ne veut plus rien entendre à son sujet. Je suis prête à renoncer à ma famille pour lui mais je dois l'aider à reconnaitre que son impulsivité, sa violences verbales et physiques. Parfois il me crie dessus jusqu'à trois heures du matin alors que je me lève à 6 pour aller travailler. Les derniers temps avant notre séparation je manquais vraiment de sommeil, je n'en pouvais plus de cette vie mais je me sens impuissante à l'aider. Depuis trois jours je n'ai plus de nouvelle et j'en souffre, j'avais tant espoir que la confiance s'installant entre nous il grandissent un peu. Je ne sais plus que faire et suis malade dans mon corps (troubles digestifs) face à ce silence, son silence. Comment aider quelqu'un qui ne veut pas prendre conscience de son problème ?

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moi je vie un probleme

moi je vie un probleme identique je l'aime toujour

aimer et être violentée

bonsoir,
ton histoire m'a fait beaucoup de peines, moi aussi j'ai vécu ça et je me reconnais dans ton témoignage.
Il y a 4 ans j'ai rencontré un jeune homme au foyer ou je vivais. Je sortais d'une relation déjà violente mais ou je ne m'étais pas rendue compte de la violence: j'ai subi un viol avec mon petit ami a cette période. Le nouveau du foyer ne ressemblait en rien au premier et il était très ouvert au dialogue, il s'interessait a tout ce dont je m'interessais ce qui m'a permi de me dire: on a tellement de points communs, il est débrouillard, courageux et en plus était raide dingue amoureux de moi, très patient, il m'appelait sa femme et faisait déjà des plans sur la comète. Il m'a fait découvrir la sexualité mais a ce propos il avait une vision un peu bizarre: selon lui le jour ou j'arriverai a faire l'amour je serai UNE FEMME. J'ai donc fais confiance et suis tombée amoureuse il était celui qui avait réussi a me faire devenir femme. Après 3 semaines de relation idyllique, nos points de vue divergeaient, nous formions un couple mixte: je suis métisse lui aussi mais n'avons pas les mêmes origines ni croyances d'ou notre différence. Il ne voulait jamais reconnaitre qu'il devait accepter notre différence, en fait il se pliait toujours a la culture d'accueil, vivre a la française, mais il m'en voulait disant que je l'empechais de vivre comme il es en vrai: malgache. Il a conclu que j'étais raciste. Toutes nos disputes duraient des nuits entières débutant par des bêtises: j'ai oublié de faire qqch ou j'ai mal fait ceci' ou je lui ments ou je ne l'aime pas en vrai. En fait il me rendait toujours responsable de tout ce qui pouvait nous arriver de mal alors il m,insultait, reprenait des morceaux de mes dires pour les déformer et en faire des contre arguments et arriver a diffamer sur moi quitte a faire croire aux autres des choses contre lesquelles je n'avais rien pour me défendre. J'ai perdu 10 kg les 6 premiers mois de notre histoire a cuase des nuits de disputes ou il me bousculait par terre, me tirer les vêtements, les cheveux etc, j'avais des bleus non pas par les coups que j'évitais mais par les bousculades et les chocs quand je tombais.il y a eu des séparations multiples, je reconnaissais la violence mais voulait me battre contre elle pas contre lui alors j'ai adopté LE comportement qui selon moi aurait empêché sa violence, ça a diminuer la qualité de la violence mais pas le nombre de disputes(1/mois) minimum avec climat tendu la plupart du temps: des soirs ou il ne me parlais pas parce qu'il disait avoir mal a la tete et quittait l'appart' si je prononçais un mot de trop pour lui. Nous avons vu des psy, infirmiers et conseillers conjugaux mais sorti de la consultation il refusait d'en reparler et niait en bloc sa part de responsabilité, pire il disait tu vois elle a dit que tu me fais souffrir. Son fonctionnement je l'ai compris quelques mois avant de le quitter définitivement: Qu'importe ce que ke dise ou fasse SA FEMME sera toujours responsable de tout le MAL du monde, et il est crédible quand il déforme la vérité pour arriver à me rendre coupable. Le dernier jour qu'on s'est vu il a encore une fois changé d'avis, de caractère et de sentiment en une seconde: on venait de se dire qu'on se quitterait il était calme et agréable et parce que sa soeur est arrivé pour me reprocher de lui faire rembourser un vêtement (alors que lui et moi venions de nous arranger en son absence d'un commun accord) il s'est mis avec sa soeur contre moi et là c'était eux contre moi alors que 5mn auparavant lui et moi avions failli nous embrasser pour la dernière fois. J'ai pleurê pendant des heures, des mois et les 3 ans de cette relation ou je craiganais chaque jour qu'il parte comme il faisait quand il n'en pouvait plus (de quoi je ne sais pas) ou qu'il defoule sa violence sur moi par des bousculades, tentations de brulures ou en me mettant en danger. Plus d'une fois j'ai cru mourir de colère et de peur mélangée et il m'a nourri de haine et de violence car moi aussi j'avais commencé a avoir son comportement pour réagir aux broutilles du quotidien. Lui et moi finalment nous nous violentions mais j'ai eu plus de traces que lui . Aujourdhui je suis sortie de là depuis 10 mois. J'ai appris a ne plus me trouver nulle face a moi même car dans les disputes il y allait tellement loin dans les insultes et les vérités déformées a usage pervers que je finissais par enregistrer ces mots au fond de mes tripes. Au plus bas j'ai tenté de me suicider plusieurs fois même sous ces yeux or il m'encourageait et quand il constatait que je ne l'avais pas fais il me disait que j'étais tellement nulle que meme me tuer je ne sais pas le faire. La violence psychologique est celle qui mettra le plus de temps a s'effacer. Il faut des fois séparer la violence de l'amour pour supporter de vivre dans le corps de la femme qu'il fantasme c'est a dire que pour lui l'amour c'est l'inconnu ce qu'il connait c la violence pour moi l'amour est une chose la violence une autre, il ne se rendait pas compte de sa violence et de ses conséquences, mon corps si !