Le stoïcisme aide à améliorer la résilience, le calme et le bien-être, montre une étude en psychologie prépubliée en avril 2026 sur le site PsyArKiv.
Dans le langage courant, le terme de stoïcisme évoque souvent la suppression des émotions, qui, on le sait, peut être plus néfaste que bénéfique. Mais ce n'est pas le sens que donnaient au stoïcisme les anciens philosophes romains (tels que Marc-Aurèle, Sénèque et Épictète) et que lui donne aujourd'hui la psychologie, expliquent les auteurs de l'étude.
Johannes A. Karl, du département de psychologie de l'Université de Zurich, et Tim LeBon, de l'organisation Modern Stoicism (Londres) distinguent le stoïcisme de façade, caractérisé par la suppression des émotions, et le stoïcisme authentique qui est une philosophie pratique de vie.
Ils conceptualisent le stoïcisme authentique comme étant composé des sept dimensions suivantes.
Les dimensions du stoïcisme
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Croyances relatives au contrôle
Reconnaître que, même si nous ne pouvons pas contrôler les événements, les autres ou le passé, nos attitudes, nos pensées réfléchies et nos comportements volontaires dépendent de nous.
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Croyances sur le bonheur
Comprendre que le véritable bien-être dépend de ce qui est en notre pouvoir — notamment notre caractère et nos qualités (vertus) — et non de la richesse ou du succès.
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Pleine conscience stoïcienne
Porter une attention particulière à nos jugements et à nos habitudes de pensée, et utiliser des pratiques comme la réflexion quotidienne pour repérer les schémas néfastes.
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Qualités (vertus)
Mettre en pratique la sagesse, le courage, la justice et la maîtrise de soi.
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Bienveillance et compassion
Reconnaître notre humanité commune et faire preuve de gentillesse et d'attention.
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Développement éthique
Considérer la vie comme un voyage permanent de croissance et d’amélioration personnelle.
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Vision stoïcienne du monde
Replacer notre vie dans un contexte plus large, ce qui peut apporter perspective, acceptation et gratitude.
Les bénéfices du stoïcisme
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Une meilleure résilience
Dans l'étude menée par Karl et LeBon avec plus de 10 000 personnes, celles ayant obtenu un score élevé de stoïcisme rapportaient une plus grande satisfaction de vie, une meilleure résilience et des niveaux de colère et d'anxiété plus faibles. Alors que celle ayant obtenu un score élevé de stoïcisme de façade, caractérisé par la répression des émotions, ont obtenu de moins bons résultats.
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Un plus grand bien-être
Le stoïcisme était associé au bien-être subjectif tel que mesuré par l'Indice de bien-être de l’OMS.
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TEST : Comment est votre bien-être psychologique ? (Indice de bien-être de l’OMS, 5 questions)
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TEST : Votre profil de bien-être psychologique (selon le modèle PERMA de Seligman)
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Un lien avec les forces de caractère
Les chercheurs ont également examiné le lien entre le stoïcisme, le bien-être et les forces de caractère selon l'influent modèle des 24 forces de caractère organisées en 6 vertus du psychologue Martin Seligman. Le stoïcisme était associé positivement avec chacune des 24 forces et des 6 vertus.
Des recherches récentes sur les forces de caractère ont montré que, dans ce domaine, « plus c'est mieux » n’est pas forcément vrai. Se concentrer uniquement sur les forces individuelles, prises isolément, peut passer à côté d’un aspect important de l’attitude globale de la personne face à la vie, un aspect qui s’apparente davantage à la sagesse pratique.
Cette ligne de recherche et de réflexion, expliquent les auteurs, s’inscrit dans la lignée des traditions philosophiques classiques selon lesquelles l’épanouissement ne dépend pas simplement de la possession de traits de caractère isolés, mais de la qualité globale et de l’intégration du caractère.
Le modèle du stoïcisme pourrait, estiment-ils, fournir un cadre pouvant aider à expliquer comment les forces sont mises à profit de façon équilibrée dans la pratique.
Le stoïcisme et la psychologie
La philosophie ancienne du stoïcisme a été une source d'inspiration pour différentes approches en psychologie. Elle est notamment l'une des inspirations ayant contribué au développement des thérapies cognitivo-comportementales (TCC).
Psychomédia avec sources : PsyArXiv, Modern Stoicism, Psychology Today.
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