Des souris nourries avec une moulée enrichie d’oméga-3 semblaient protégées contre l’action d’un composé toxique, le MPTP, qui produit les mêmes effets que le Parkinson sur le cerveau alors que des souris nourries avec une moulée ordinaire ont manifesté les symptômes caractéristiques de la maladie, notamment une baisse de 31 % du nombre de neurones producteurs de dopamine et une chute de 50 % de la dopamine.
Les acides gras oméga-3, en particulier le DHA (un type spécifique d’oméga-3, s’étaient substitués aux oméga-6 déjà présents dans le cerveau des souris ayant reçu des suppléments d’oméga-3.
« Ceci démontre, d’une part, l’importance de l’alimentation sur la composition du cerveau en acides gras et, d’autre part, l’affinité naturelle du cerveau pour les oméga-3 », souligne Frédéric Calon co-auteur de la recherche.
Comme la concentration des autres types d’oméga-3 est demeurée similaire dans les deux groupes de souris, les chercheurs suggèrent que l’effet protecteur contre le Parkinson provient essentiellement du DHA.
Le corollaire de cette découverte est qu’un cerveau contenant beaucoup d’oméga-6 constitue un terrain propice pour la maladie de Parkinson. Ces acides gras, abondants dans les aliments riches en huiles végétales et en gras animaux, sont déjà soupçonnés de provoquer des réponses inflammatoires dans le corps et de jouer un rôle dans la maladie cardiovasculaire, l’arthrite et l’Alzheimer.
Dans un régime alimentaire équilibré, le rapport entre l’abondance des oméga-6 et des oméga-3 devrait être de 4 à 1. Dans les faits, l’alimentation occidentale contient de 10 à 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.
« En Amérique du Nord, la consommation moyenne de DHA est d’environ 60 à 80 mg par jour alors que les experts recommandent d’en consommer au moins 250 mg », rappelle Frédéric Calon. « Nos résultats suggèrent que cette carence est un facteur de risque pour le Parkinson et qu’il vaudrait la peine d’évaluer le potentiel des oméga-3 dans la prévention et le traitement de cette maladie chez l’humain », conclut le chercheur.
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Psychomédia avec source:
Université Laval, communiqué
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Comme la concentration des autres types d’oméga-3 est demeurée similaire dans les deux groupes de souris, les chercheurs suggèrent que l’effet protecteur contre le Parkinson provient essentiellement du DHA.
Le corollaire de cette découverte est qu’un cerveau contenant beaucoup d’oméga-6 constitue un terrain propice pour la maladie de Parkinson. Ces acides gras, abondants dans les aliments riches en huiles végétales et en gras animaux, sont déjà soupçonnés de provoquer des réponses inflammatoires dans le corps et de jouer un rôle dans la maladie cardiovasculaire, l’arthrite et l’Alzheimer.
Dans un régime alimentaire équilibré, le rapport entre l’abondance des oméga-6 et des oméga-3 devrait être de 4 à 1. Dans les faits, l’alimentation occidentale contient de 10 à 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.
« En Amérique du Nord, la consommation moyenne de DHA est d’environ 60 à 80 mg par jour alors que les experts recommandent d’en consommer au moins 250 mg », rappelle Frédéric Calon. « Nos résultats suggèrent que cette carence est un facteur de risque pour le Parkinson et qu’il vaudrait la peine d’évaluer le potentiel des oméga-3 dans la prévention et le traitement de cette maladie chez l’humain », conclut le chercheur.
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Les acides gras oméga-3 protégeraient le cerveau contre la maladie de Parkinson, selon une étude publiée dans la revue de la Federation of American Societies for Experimental Biology.

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