Depuis deux ans, le centre de soins palliatifs de l'hôpital Lyon Sud à Pierre-Bénite propose aux malades des soins palliatifs un atelier d'art thérapie. Une centaine d'entre eux ont bénéficié du service baptisé "Le rêve d'Astrid", en référence à une mère de famille de 40 ans, première personne à en avoir bénéficié.

L'art thérapie aide à mieux vivre les derniers jours, témoigne Wadih Rhondali, interne en psychiatrie à l'origine du projet.

"Cela valorise la personne. Ce n'est plus un malade mais une personne qui peint", explique la chef du service, Dr. Marilène Filbet. L'art-thérapie aide à se "réapproprier les derniers jours" alors qu'à l'hôpital, les malades ne sont souvent qu'un "objet de soins". L'art-thérapie est aussi proposé aux familles, aux jeunes enfants par exemple.

L'activité est financée jusqu'en 2010 par la fondation privée Apicil, spécialisée dans le soutien de projets originaux contre la douleur et qui finance plusieurs projets d'art-thérapie dans la région. La fondation joue le rôle de "starter" en espérant que les établissements prendront le relais. La France serait très en retard dans ce domaine alors que l'art-thérapie existe depuis 10-15 ans dans les pays anglo-saxons.

Une enquête, menée par Wadih Rhondali auprès des patients, qui confirme les bénéfices de ces soins pour soulager la douleur physique et la souffrance globale, sera bientôt publiée.

Ce type de soins, peu répandu en raison du manque de moyens des hôpitaux publics, ne devrait pas être un luxe réservé au privé », selon Dr. Rhondali. De son côté, Dr. Filbert souhaite étendre l'art-thérapie aux services de gériatrie et de cancérologie.

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Psychomédia avec sources: 20minutes.fr, Le Progrès