L'interdiction des salons de bronzage aux moins de 18 ans réclamée par plusieurs organismes

Après plusieurs autres organismes, la Société canadienne de pédiatrie (SCP) réclame à son tour l'adoption de lois pour interdire aux moins de 18 ans les cabines de bronzage artificiel. Ces dernières représentent un risque important de cancer dont les enfants et les adolescents ne sont pas complètement conscients.

Les rayons ultraviolets émis par les lits de bronzage sont de 10 à 15 fois plus intenses que ceux du soleil de midi. Une personne qui y passe dix minutes s’expose ainsi à autant de rayonnements que si elle avait passé une journée complète à la plage.

Le bronzage artificiel avant 35 ans accroît de 75 % le risque de la pire forme de cancer de la peau, ont montré des études. Les dommages à la peau sont cumulatifs. Plus on commence jeune à se faire bronzer, plus on est exposé cumulativement et plus le risque est élevé.

Plusieurs organismes demandent une législation interdisant les cabines de bronzage artificiel pour les moins de 18 ans: l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Association médicale canadienne, l’Association canadienne de dermatologie, la Société canadienne du cancer, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’American Medical Association et l’American Academy of Pediatrics. La Société canadienne du cancer a lancé une pétition en ligne à cet effet.

Au Canada, seuls la Nouvelle-Écosse et le sud de l’île de Vancouver disposent d’une telle législation.

L'Association canadienne de dermatologie (ACD) rappelait au cours de la dernière année qu'un bronzage n’offre qu’une protection très limitée contre les coups de soleil, ne représentant tout au plus que l’équivalent d’un FPS de 2 à 4, et que les lits de bronzage ne permettent pas la production de vitamine D puisqu'ils émettent surtout des rayons UVA, tandis que ce sont les rayons UVB qui stimulent la production.

Rappelons que plusieurs études ont montré que le bronzage peut être addictif (en raison de la production d'endorphines), ce qui favorise l'abus.

Psychomédia avec source: Société canadienne de pédiatrie. Tous droits réservés.