Colorants dans les confiseries: le consommateur ne peut se fier aux étiquettes

La réglementation sur les colorants artificiels n'est pas respectée dans plus de 40% des cas, selon les résultats d'une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Dans deux-tiers des cas, la non-conformité concerne l'étiquetage: absence sur l'étiquette de certains colorants trouvés à l'analyse, ou au contraire absence dans le produit analysé de colorants mentionnés. Des infractions qui ne facilitent pas les choses aux consommateurs qui désirent éviter certains colorants et additifs réputés dangereux qui tardent à être interdits.
L'autre tiers est lié principalement à la présence de colorants en quantités supérieures aux doses journalières admissibles.

Les producteurs qui n'ont pas respecté la réglementation reçoivent simplement un avertissement de la DGCCRF, suivi d'une visite dans l'entreprise quelques mois plus tard pour un nouveau contrôle.

Les colorants autorisés dans l'Union européenne sont les suivants: E 102, E 104, E 110, E 122, E 124, E 129, E 131, E 132, E 133, E 142, E 151 et E 155. Les colorants non autorisés sont le E 123 et le E 127.

Certains des colorants autorisés sont déjà interdits ailleurs que dans l'Union européenne car ils provoqueraient des allergies, favoriseraient l'agitation chez les enfants hyperactifs et pourraient être cancérigènes.

L'Agence européenne de la sécurité des aliments (AESA) réévalue actuellement les colorants autorisés et de nouvelles dispositions seront prochainement adoptées.

Psychomédia avec source:
DGCCRF

Voyez également:

Un lien clair entre additifs alimentaires et hyperactivité chez les enfants
Hyperactivité : couper les colorants et certains additifs alimentaires