Mal-être psychologique chez les étudiants français

Près de 1 étudiant sur 10 (8.8%) a eu des pensées suicidaires dans la dernière année et près de 1 sur 3 (31.3%) s'est senti triste, déprimé ou sans espoir avec une perte d'intérêt pour ses activités selon une enquête de l'Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes régionales (USEM), à laquelle ont répondu 13.690 étudiants d'un âge moyen de 22 ans.

La souffrance psychique était mesurée à travers
trois critères : "sentiment de tristesse, dépression", "perte de confiance en soi", "pensées suicidaires".

31,3 % d'entre eux déclarent avoir été "tristes, déprimés, sans espoir avec une perte d'intérêt pour les activités qu'ils aiment faire habituellement" sur une période de plus de deux semaines au cours des douze derniers mois.

Près de 35 % déclarent "une perte de confiance", là encore sur une période d'au moins deux semaines. Enfin, 8.8 % déclarent avoir eu "des pensées suicidaires" au cours des douze derniers mois précédant l'enquête.

Au total, 43,6 % des étudiants ont déclaré au moins un de ces trois signes de "dépressivité" et le quart en ont cité au moins deux.

Par ailleurs, 18% des étudiants ont déclaré avoir des problèmes de sommeil.

Selon l'analyse des résultats de l'enquête, menée par la Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé (Fnors), le mal-être est associés aux facteurs suivants (qui peuvent être des causes, des conséquences ou les deux) :

- Solitude et l'isolement: 60 % des étudiants confrontés à des problèmes de mal-être se sont sentis "seuls ou trop isolés" pendant une période de deux semaines au cours des douze derniers mois (contre 35 % pour l'ensemble des étudiants).

- Stress: 55,8 % d'entre eux déclarent gérer "mal" ou "très mal" leur stress contre 36 % dans l'ensemble.

- Difficultés financières: elles concernent 40 % d'entre eux contre 29 % pour l'ensemble.

- Perception négative de l'avenir: 22 % contre 12 % en général

- Insatisfaction vis-à-vis du choix d'étude: 13,3 % contre 8,4 %.

- Discriminations: 10,6 % contre 7 %

- Violences: 5,1 % contre 3,4 %.

Les étudiants ayant répondus à l'enquête sont adhérents de l'une des cinq mutuelles étudiantes régionales membres de l'USEM, ont répondu au questionnaire sur leur santé.

À sa nomination comme ministre de l'enseignement supérieur en juin, Valérie Pécresse a installé des groupes de travail consacrés aux conditions de vie étudiante. Parmi les pistes explorées, figure notamment la mise en place d'un chèque santé étudiant.

Sources:
Le Monde
Le Nouvel Observateur

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DOSSIER Dépression

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