Voyez également cet article plus récent (2014): Nouvelle liste de 68 médicaments "plus dangereux qu'utiles" de la revue Prescrire (2014)

La revue Science & Vie, dans son édition de mars 2011, dresse une liste de 13 médicaments dangereux à bannir, élaborée avec la participation de spécialistes de la Mutualité Française ainsi que les pharmaciens et médecins de la revue Prescrire.

Les médicaments de cette liste font partie des 200 les plus remboursés par l'Assurance maladie. Ils ne font pas tous partie de la liste des 77 sous surveillance.

  • L’antidiabétique Actos (pioglitazone), de la même famille que l'Avandia (rosiglitazone, en combinaison: Avandamet, Avaglim) récemment retiré du marché, "ne réduit ni la morbidité ni la mortalité du diabète". Mais il entraîne de fréquents œdèmes et des accès d’hypoglycémie. Un risque de cancer de la vessie est évoqué.

  • Art 50 (diacéréine) et Chondrosulf (condroïtine), contre l’arthrose de la hanche et du genou entraîne des effets secondaires sur le système digestif et le foie.

  • L'antidépresseur Cymbalta (duloxétine), indiqué pour les épisodes dépressifs majeurs, les douleurs neuropathiques diabétiques périphériques et le trouble d'anxiété généralisée, fait "l’objet d’un plan de gestion des risques". Inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, son efficacité serait incertaine et les effets secondaires plus nombreux que ceux des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine seule.

  • L’antidouleur Ixprim (paracétamol et tramadol), outre le fait qu’il provoque de fortes dépendances, comme tous les opioïdes faibles, "semble associé à des risques de convulsions et d’hypoglycémie". Voyez: Revue Prescrire: pour remplacer le Di-Antalvic, préférer la codéïne au tramadol

  • Les antidiabétiques Januvia et Xelevia (sitagliptine), de la classe des inhibiteurs de l'enzyme DPP-4, récemment mis sur le marché, "présentent non seulement un service médical rendu faible mais comportent des risques de réactions d’hypersensibilité grave, d’infection et peut-être même de pancréatites aiguës". Voyez : Diabète de type 2 : le médicament à choisir selon Prescrire (2014).

  • L’anti-inflammatoire Nexen (nimésulide), expose à "de rares mais très graves hépatites".

  • Le Protelos (ranélate de strontium), du laboratoire Servier, indiqué pour l’ostéoporose à la post-ménopause, peut entraîner des lésions de la peau, des atteintes respiratoires, des troubles digestifs, des troubles psychiques, des risques d’embolies pulmonaires et des thromboses veineuses.

  • L’antidépresseur Stablon (tianeptine), également de Servier, peut créer un état de dépendance sans être plus efficace que d'autres. La tianeptine s'apparente à l'amineptine, retirée du marché en 1999 et classée comme stupéfiant en 2005.

  • Le Structum "ne soigne pas vraiment l’arthrose, mais occasionne de rares œdèmes de Quincke".

  • Les effets indésirables du Vastarel (trimétazidine), indiqué pour les vertiges, les acouphènes, l'angine de poitrine et les troubles du champ visuel, sont nombreux. Il fait l’objet d’une "vigilance renforcée".

  • Le Zyprexa ou Zypadhera (olanzapine), indiqué contre la schizophrénie et les troubles bipolaires, doit être banni pour les risques d’hyperglycémie et d’obésité sévères.

Psychomédia avec sources: Mutualité française, Science et vie. Tous droits réservés