OMS: les téléphones cellulaires liés à un risque accru de tumeurs cérébrales PsychoMédia
- Publié le 25 octobre 2009
Une série d'études supervisées par l'OMS montre que les grands utilisateurs de téléphones cellulaires ont un risque plus élevé de développer des tumeurs cérébrales, rapporte The Daily Telegraph.
Une analyse préliminaire des résultats montre un risque significativement accru de certaines
tumeurs du cerveau "relié à l'utilisation des téléphones portables sur une période de 10
ans ou plus" dans certaines études. Dr Elisabeth Cardis qui a dirigé l'étude, baptisée
Interphone, a indiqué que le rapport inclurait un message de santé publique.
Les études vérifiaient si l'exposition aux téléphones mobiles est liée à trois types de
tumeurs cérébrales et à des tumeurs des glandes salivaires.
"En absence de résultats définitifs et à la lumière d'un certain nombre d'études qui,
quoique limitées, suggèrent un effet possible des radiations de radiofréquences, des
précautions sont importantes", considère Dr. Cardis. "Je suis donc globalement en accord avec l'idée de restreindre leur usage par les
enfants, quoique je n'irais pas aussi loin que leur interdiction car
ils peuvent être des outils très importants, non seulement en cas d'urgence, mais aussi
pour maintenir le contact entre les enfants et leurs parents, jouant ainsi un rôle
rassurant", a-t-elle précisé.
"Les moyens pour réduire l'exposition (utilisation de kits mains-libres et utilisation
modérée) sont aussi intéressants."
Le projet Interphone incluait des études dans 13 pays qui interrogeaient des personnes
atteintes de tumeurs et des personnes en santé pour vérifier si leur utilisation du
téléphone cellulaire différait. Environ 12,800 personnes ont été interrogées entre 2000
et 2004.
Six études sur 8, dont The Daily Telegraph a pu consulter les résultats, ont montré une
augmentation du risque de gliome (la tumeur cérébrale la plus fréquente), l'une d'elle
montrant un risque accru de 39%.
Deux des 7 études sur le neurinome de l'acoustique (une tumeur bénigne d'un nerf entre
l'oreille et le cerveau) rapportaient un risque plus élevé. Selon une étude suédoise, il
était 3.9 fois plus élevé. Un résumé indique toutefois qu'un lien définitif ne peut
être établi à cause de difficultés de mémoire des participants.
Une
étude israélienne montrait que les utilisateurs étaient environ 50% plus susceptibles
de souffrir de tumeurs de la parotide (glande salivaire).
Le projet Interphone, indique The Daily Telegraph, a été critiqué pour avoir inclus des
personnes qui ne faisaient qu'un appel par semaine et pour avoir exclu les enfants, ce
qui, considèrent certains experts, pourrait amener une sous-estimation des risques.
Le document final, financé partiellement par l'industrie, a été retardé car ses auteurs
discutent sur la façon de présenter les conclusions. Mais il a été soumis à une revue
scientifique et sera publié avant la fin de l'année, indique le quotidien.