
Le bilinguisme retarde la sénilité
Date: 15 janvier 2007 Sujet: Actualités de la recherche
Des travaux menés à l'Institut de recherche Rotman
associé à l'Université York de Toronto montre que chez
les gens qui sont complètement bilingues et qui parlent
les deux langues durant la plus grande partie de leur
vie, l'apparition de maladies comme l'Alzheimer est
retardée de 4 ans comparativement à ceux qui ne parlent
qu'une langue.
Les chercheurs croient que l'effort supplémentaire
impliqué par l'utilisation de plus d'une langue augmente
l'apport sanguin au cerveau et aide les connections
nerveuses à rester en santé, deux facteurs qui aident à
combattre la sénilité, dont la maladie d'Alzheimer est la
cause la plus fréquente.
"Nous sommes éblouis par ces résultats" a déclaré Ellen
Bialystok de l'univesité York de Toronto. "Le cerveau a
besoin d'exercices constants et d'activités",
explique-t-elle.
Bialystok et le psychologue Fergus Craik ont étudié 184
personnes âgées présentant des signes de sénilité qui
consultaient dans un centre spécialisé. Dans ce groupe,
91 personnes parlaient une seule langue alors que 93
étaient bilingues.
La moyenne d'âge de l'apparition des symptômes était de
71.4 ans dans le groupe unilingue et de 75.5 ans dans le
groupe bilingue.
Cette différence demeure même lorsque l'on tient compte,
dans l'analyse, du niveau d'éducation, du sexe, du milieu
social et du pays d'origine des personnes étudiées.
Selon la Societé d'Alzheimer du Canada, ces résultats
confirment des recherches récentes qui ont montré que
garder le cerveau actif est une bonne façon de retarder
la maladie.
Source: International Neuropsychological Society, January
2007 (MSNBC)
Voyez également:
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