Avoir des normes élevées ne suffit pas à définir le perfectionnisme. Quelqu'un peut vouloir exceller dans un domaine sans vouloir être parfait et sans vivre le stress et la détresse souvent vécus par les perfectionnistes. Des normes élevées peuvent être adaptatives dans certains contextes et certaines conditions.
Selon Gordon Flett, les formes extrêmes de perfectionnisme devraient être considérées comme une maladie similaire à la personnalité narcissique, obsessionnelle compulsive et/ou dépendante en raison de ses liens avec la détresse et la dysfonction.
Types de perfectionnisme
Hewitt et Flett identifient trois types de perfectionnisme: celui orienté vers soi qui consiste à se demander à soi-même la perfection; celui orienté vers les autres qui consiste à demander la perfection aux autres; et celui prescrit socialement qui consiste à croire que les autres attendent la perfection de soi et qu'on va être valorisé à la seule condition d'être parfait. Chez une même personne, on retrouve souvent une combinaison de ces trois formes.
Le perfectionnisme prescrit socialement est particulièrement relié à la dépression et d'autres problèmes incluant le suicide. Probablement, croient les chercheurs, parce que le perfectionnisme prescrit socialement a un élément de pression combiné avec un sentiment d'impuissance. Dans ce type de perfectionnisme, les gens ont tendance à avoir le croyance "plus je performe, plus on attend de moi".
Il y a aussi des problèmes évidents avec le perfectionnisme orienté vers les autres qui peut être particulièrement dommageable pour les relations intimes. Si vous exigez la perfection de votre conjoint(e) et que vous critiquez, vous pouvez être assuré(e) qu'il va y avoir des problèmes relationnels, commente Hewitt.
Pour le perfectionnisme orienté vers soi, le tableau est moins clair. Les chercheurs suggèrent que ce serait parce que le perfectionnisme orienté vers soi, serait un facteur de risque ou de vulnérabilité et non une pathologie en soi. Les perfectionnistes orientés vers soi, fonctionnent bien dans des situations à faible stress, argumentent-ils, mais ils sont plus à risque de devenir déprimés, anxieux ou suicidaires si les choses vont mal. Ainsi selon eux, ce type de perfectionnisme, que certains considèrent adaptatif car il conduit à la performance, s'avérerait néfaste quand les gens font face aux stress de la vie.
Une récente étude publiée dans le Journal of Counseling Psychology supporte cette hypothèse du perfectionnisme orienté vers soi comme étant un facteur de risque seulement. Elle montre que la détresse d'étudiants de niveau collégial peut être prédite par l'interaction entre perfectionnisme et évitement (composer avec les problèmes en les évitant) mais n'est pas associée au perfectionnisme seul ou à l'évitement seul. Les perfectionistes qui ont des stratégies de coping positives pour faire face aux problèmes n'étaient pas plus déprimés que la moyenne des étudiants. Ce qui supporte l'idée que ce type de perfectionnisme interagit avec d'autres traits de personnalité pour conduire à la psychopathologie.
Image de la perfection
Le désir de se présenter comme parfait a aussi des conséquences importantes pour la santé mentale. Certains ont plus tendance à vanter leur propre perfection (ce qui est souvent très irritant pour l'entourage), d'autres ont plus tendance à éviter les situations dans lesquelles ils peuvent apparaître imparfaits, enfin ils ont souvent tendance à garder leurs problèmes pour eux, évitant de révéler les situations dans lesquelles ils pensent apparaître imparfaits.
Difficulté de changer
Il est difficile selon Hewitt de poursuivre une psychothérapie avec les perfectionnistes, car cela leur demande de faire ce qu'ils essaient de ne pas faire, considérer qu'ils ne sont pas parfaits. Il est souvent difficile de changer aussi parce que les mêmes comportements qui peuvent être nuisibles pour la santé apportent aussi de grandes récompenses car ils peuvent conduire à des accomplissements dans la vie et au travail.
Origine du perfectionnisme
Le perfectionnisme se développe habituellement dans l'enfance et peut être un mode d'être qui dure toute la vie. Une recherche de Gordon par exemple montre que des enfants perfectionnistes de quatre et cinq ans réagissent avec une certaine détresse (anxiété et colère) devant l'échec à une tâche.
Souvent, ce trait de personnalité vient du fait d'avoir eu un parent perfectionniste avec des attentes élevées pour soi-même et pour les autres. Pour les jeunes d'aujourd'hui, l'influence culturelle est importante. Nous sommes bombardés d'images de personnes idéales que ce soit au niveau de l'apparence ou au niveau des comportements.
Voyez également:
Êtes-vous perfectionnistes?
Perfectionnisme et autocritique disposent à la dépression
Le perfectionnisme nuit aux chercheurs en psychologie
Psychomédia avec sources: Monitor, News-Medical
Selon Gordon Flett, les formes extrêmes de perfectionnisme devraient être considérées comme une maladie similaire à la personnalité narcissique, obsessionnelle compulsive et/ou dépendante en raison de ses liens avec la détresse et la dysfonction.
Types de perfectionnisme
Hewitt et Flett identifient trois types de perfectionnisme: celui orienté vers soi qui consiste à se demander à soi-même la perfection; celui orienté vers les autres qui consiste à demander la perfection aux autres; et celui prescrit socialement qui consiste à croire que les autres attendent la perfection de soi et qu'on va être valorisé à la seule condition d'être parfait. Chez une même personne, on retrouve souvent une combinaison de ces trois formes.
Le perfectionnisme prescrit socialement est particulièrement relié à la dépression et d'autres problèmes incluant le suicide. Probablement, croient les chercheurs, parce que le perfectionnisme prescrit socialement a un élément de pression combiné avec un sentiment d'impuissance. Dans ce type de perfectionnisme, les gens ont tendance à avoir le croyance "plus je performe, plus on attend de moi".
Il y a aussi des problèmes évidents avec le perfectionnisme orienté vers les autres qui peut être particulièrement dommageable pour les relations intimes. Si vous exigez la perfection de votre conjoint(e) et que vous critiquez, vous pouvez être assuré(e) qu'il va y avoir des problèmes relationnels, commente Hewitt.
Pour le perfectionnisme orienté vers soi, le tableau est moins clair. Les chercheurs suggèrent que ce serait parce que le perfectionnisme orienté vers soi, serait un facteur de risque ou de vulnérabilité et non une pathologie en soi. Les perfectionnistes orientés vers soi, fonctionnent bien dans des situations à faible stress, argumentent-ils, mais ils sont plus à risque de devenir déprimés, anxieux ou suicidaires si les choses vont mal. Ainsi selon eux, ce type de perfectionnisme, que certains considèrent adaptatif car il conduit à la performance, s'avérerait néfaste quand les gens font face aux stress de la vie.
Une récente étude publiée dans le Journal of Counseling Psychology supporte cette hypothèse du perfectionnisme orienté vers soi comme étant un facteur de risque seulement. Elle montre que la détresse d'étudiants de niveau collégial peut être prédite par l'interaction entre perfectionnisme et évitement (composer avec les problèmes en les évitant) mais n'est pas associée au perfectionnisme seul ou à l'évitement seul. Les perfectionistes qui ont des stratégies de coping positives pour faire face aux problèmes n'étaient pas plus déprimés que la moyenne des étudiants. Ce qui supporte l'idée que ce type de perfectionnisme interagit avec d'autres traits de personnalité pour conduire à la psychopathologie.
Image de la perfection
Le désir de se présenter comme parfait a aussi des conséquences importantes pour la santé mentale. Certains ont plus tendance à vanter leur propre perfection (ce qui est souvent très irritant pour l'entourage), d'autres ont plus tendance à éviter les situations dans lesquelles ils peuvent apparaître imparfaits, enfin ils ont souvent tendance à garder leurs problèmes pour eux, évitant de révéler les situations dans lesquelles ils pensent apparaître imparfaits.
Difficulté de changer
Il est difficile selon Hewitt de poursuivre une psychothérapie avec les perfectionnistes, car cela leur demande de faire ce qu'ils essaient de ne pas faire, considérer qu'ils ne sont pas parfaits. Il est souvent difficile de changer aussi parce que les mêmes comportements qui peuvent être nuisibles pour la santé apportent aussi de grandes récompenses car ils peuvent conduire à des accomplissements dans la vie et au travail.
Origine du perfectionnisme
Le perfectionnisme se développe habituellement dans l'enfance et peut être un mode d'être qui dure toute la vie. Une recherche de Gordon par exemple montre que des enfants perfectionnistes de quatre et cinq ans réagissent avec une certaine détresse (anxiété et colère) devant l'échec à une tâche.
Souvent, ce trait de personnalité vient du fait d'avoir eu un parent perfectionniste avec des attentes élevées pour soi-même et pour les autres. Pour les jeunes d'aujourd'hui, l'influence culturelle est importante. Nous sommes bombardés d'images de personnes idéales que ce soit au niveau de l'apparence ou au niveau des comportements.
Voyez également:
Êtes-vous perfectionnistes?
Perfectionnisme et autocritique disposent à la dépression
Le perfectionnisme nuit aux chercheurs en psychologiePsychomédia avec sources: Monitor, News-Medical
Selon les chercheurs canadiens en psychologie Paul Hewitt et Gordon Flett, la personnalité est la clé de plusieurs problèmes de santé découlant du stress. Le perfectionnisme est l'un des traits de personnalité qui rend moins apte à composer ave le stress et rend très vulnérable.

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Commentaires
Re: Le perfectionnisme nuit à la santé mentale
Si je l'avais su...
C'est paradoxal quand même: j'ai toujours cru que ce perfectionnisme qui m'est si cher ne pouvait m'apporter que de la satisfaction personnelle... Oui, parcequ'à force de vouloir bien faire, d'aller au bout des choses entreprises, je me dis waouw de quoi je peu être capable (par rapport aux autres)!!! Même les gens autour de moi le disent, quand t'es determinée tu va là où peu de gens arrivent... tu te sous-estimes trop "shary"... je me sous-estime car même si je comprends que grace à ma volonté de faire de mon mieux je peux me démarquer, j'ai toujours l'impression nette que en définitive c'est pas parfait. C'est bien oui, et heureusement que certaines personnes me le confirment, mais c'est pas assez...
Bref j'ai jamais pensé que le perfectionnisme etait un problème, car au contraire, vu mes difficultés d'organisation, et l'impression que je me sens nulle, cette perfection, quand je tends vers elle, elle m'apporte ce qu'il me manque... l'impression d'être valable au moins pour une chose.
Car le fait est que comme je m'épuise à faire certaines choses "à la perfection", je finit par délaisser le reste, et in fine je ne sais plus rien faire...
C'est affreux, de se sentir imparfaite, de vouloir l'être constamment, et de s'en sentir incapable en tout ou en partie. Je me dit "ha là je me suis dépassée", on me l'as dit, et là l'espace d'un instant je reprend confiance en moi". Etant donné que je me sens vraiment mal dans la peau, j'ai besoin de cette perfection, parce que, même si elle est nefaste dans ma vie de manière globale, elle m'aide quand même à me remonter. Ces derniers temps je me surpasse en de nombreuses choses au niveau professionnel, je me démarque grace à ce "jusqu'auboutisme"... il me tue physiquement, puis moralement quand je suis au bout du rouleau, en burnout, mais il est la seule chose qui me permet d'avoir un minimum d'estime de moi grace au regard des autres...
Voilà.
Je sais pas pourquoi j'ai réagis de manière active à cet article, mais c'est qu'il m'a réellement interpellé... Il me permet de réaliser que le perfectionisme n'est pas que positif... et qu'il faudrait que j'apprène à temperer les choses, me donner à tout de manière plus égale... Ne pas faire comme à l'école étant plus jeune, un 10% en math et un 100% en geographie... me pousser à faire fifty fifty... Mais comment??? fifty% c'est pas assez.... Jamais
Shary, 23ans
Re: Le perfectionnisme nuit à la santé mentale
mes prbleme son lier a mes etude
je veux etre la meilleure la une dans ma classe je veux tout apprendre . je pense toujours a apprendre les lecon dont lequelle j'ai eval de A a Z
se qui'est impossible bien sur mais j'y ai pense .ce qui me donne la pression et me pousse a ne rien faire et avoire l'impression que je suis null
et enfin de compte au lieu d'apprendre le minim je n'apprend rien du tout meme si on me donnais une semaine pour ca.
Re: Le perfectionnisme nuit à la santé mentale
"plus je performe, plus on attend de moi".
C'est ainsi que je pensais juste avant ma maladie mentale. Personne d'autre ne pouvait le faire à ma place ou aussi bien. Alors je le faisais jusqu'à ce que je m'écroule, vaincue. Plus assez d'énergie pour continuer, perte de mes capacités. Je me suis retrouvée plustôt légume, inerte et ayant peur de tout. Mes thérapies m'on appris à laisser les autres agir et je me suis retrouvé sans rien d'important à faire. J'essaie présentement de reprendre le collier pour moi, mais j'en perd l'utilité et le désir. Je me sens vide et sans buts, avec des problèmes de concentration et d'organisation que je n'ai jamais connu avant. J'ai de la misère à mettre un pied devant l'autre et me juge sévèrement. Je n'ai aucune envie de me dorloter, m'infantiliser ou me réconforter pour le peu que j'arrive à faire maintenant. Je ne vois pas d'avantages à être une larve. Je crois que j'ai encore beaucoup de chemin à faire pour m'en sortir et ça m'enrage! On me fait remarquer que pourtant j'accepte bien que les autres soient imparfais, sauf ceux qui sont mal intentionnés. Ceux-là me dégoutent. Votre article m'éclaire un peu sur certaines facettes de moi, mais ce ne sera pas plus facile de m'accepter et d'accepter ce qui m'arrive pour autant. Merci quand même.