Les troubles anxieux sont les troubles mentaux les plus fréquents

Les troubles neurologiques et les maladies mentales affectent chaque année 38,2% des Européens, selon une étude publiée par le Collège européen de neuropsychopharmacologie (ECNP) à l'occasion de son congrès annuel.

Cette étude, menée par Hans-Ulrich Wittchen et ses collègues pendant 3 ans dans 30 pays (ceux de l'union européenne plus la Suisse, l'Islande et la Norvège), inclut toutes les maladies mentales majeures des enfants et adolescents, des adultes et des personnes âgées ainsi que les maladies neurologiques (telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer et l'accident vasculaire cérébral).

Les troubles mentaux les plus fréquents sont les troubles anxieux (14%), l’insomnie (7%), la dépression majeure (6,9%), les troubles somatiques (6,3%), la dépendance à l'alcool et aux drogues (au moins 4%), les troubles de l'hyperactivité avec déficit de l'attention (TDAH, 5% chez les jeunes) et la démence (1% chez les 60-65 ans, 30% chez les personnes âgées de 85 ans et plus).

Alors que l'anxiété était habituellement diagnostiquée dans la vingtaine, elle l'est maintenant à l'adolescence, indique Wittchen. Environ 90% des troubles anxieux se produisent pour la première fois avant l'âge de 18 ans, précise-t-il. À ce moment, s'ils sont détectés, ils peuvent être facilement traités, considère-t-il. "Vous pouvez régler les deux tiers facilement". Généralement, ce serait avec une thérapie psychologique (psychothérapie) mais si nécessaire, avec l'aide de médicaments. Mais si ces troubles ne sont pas traitées, dit-il, ils récidivent souvent et peuvent être précurseurs de dépression et d'autres troubles mentaux plus tard dans la vie.

Wittchen propose un dépistage de routine dans les écoles (ce qui pourrait laisser craindre une utilisation excessive et dangereuse des médicaments, ndlr).

L'étude conclut à l'insuffisance des traitements et au besoin d'une augmentation substantielle du financement public de la recherche fondamentale et clinique. Publiée dans la revue European Neuropsychopharmacology, l'étude a été financée par le ECNP, Brain Council (EBC) et Lundbeck (laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le traitement des troubles psychiatriques et neurologiques).

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Psychomédia avec sources: The Guardian, Eurekalert. Tous droits réservés.