La violence reste marginale chez les itinérants atteints de maladie mentale

Dans le contexte du décès récent d'un sans-abri à la suite d'une altercation avec deux agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Fondation des maladies mentales du Québec tiens à rappeler que, malgré la sévérité des troubles mentaux qui affectent une portion importante de la population itinérante des milieux urbains, seule une très faible proportion des personnes atteintes affiche un comportement violent.

Chez les personnes souffrant de maladie mentale grave, comme la schizophrénie, le trouble délirant ou une variante de ces affections psychotiques, "les comportements violents sont souvent le résultat de leur inaptitude à se structurer ou encore une manifestation de leur peur irrationnelle", souligne la Fondation.

"Malheureusement, au sein du circuit de l'itinérance, qui comprend la criminalité mineure et les services psychiatriques, une rupture dans les traitements prodigués aux personnes atteintes ainsi que l'absence de prise en charge prolongée sont des phénomènes courants", déplore la Fondation.

Cette dernière estime que des initiatives qui réussissent à limiter une bonne partie des comportements antisociaux, telles que le Projet chez soi et le Programme d'accompagnement Justice - Santé mentale, devraient être poursuivies et intensifiées. Le Projet chez soi, parrainé par la Commission nationale de la santé mentale, encadre de 200 à 300 patients psychiatriques de la région montréalaise.

La Fondation des maladies mentales rappelle enfin l'importance de venir en aide à une personne atteinte de maladie mentale en situation de crise, en composant le 911.

Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, la Ville de Montréal pressait le gouvernement du Québec de mieux répondre aux besoins en santé mentale de la population itinérante. Elle formulait six propositions concrètes afin d'améliorer la situation.

Communiqué de la Fondation des maladies mentales
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