Ils sont autorisés dans le traitement:
- à visée symptomatique du déficit pathologique cognitif et neurosensoriel chronique (couramment appelé déficit cognitif léger ou déficience cognitive légère) chez les personnes âgées (à l'exclusion de la maladie d'Alzheimer et des autres démences);
- à visée symptomatique de la claudication des artériopathies oblitérantes des membres inférieurs;
- d'appoint des baisses d'acuité et troubles du champ visuel présumés d'origine vasculaire;
- d'appoint des baisses d'acuité auditive et de certains syndromes vertigineux et/ou acouphènes présumés d'origine vasculaire;
- du phénomène de Raynaud.
L'efficacité du Ginkgo biloba a été jugée insuffisante pour toutes ces indications, bien qu'il soit jugé sécuritaire, ses effets indésirables étant majoritairement non graves et de type digestifs et cutanés.
Une étude menée avec 3,069 personnes qui prenaient l'extrait de plante ou un placebo, financée par le National Center for Complementary and Alternative Medicine américain, dont les résultats ont été publiés en 2008 et en 2009 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), montrait que le Ginkgo biloba ne réduisait pas le risque de démence ou de maladie d'Alzheimer chez les personnes en santé ou celles souffrant d'un déficit cognitif léger. Ces résultats étaient cohérents avec une analyse du Cochrane Review de 2009 des études publiées à date sur le sujet, notaient les auteurs.
Pour certaines utilisations, l'utilisation de cet extrait végétal représente non seulement une absence de bénéfice mais une perte de chance de traitement, rapporte Le Quotidien du médecin, citant l'exemple de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ce qui aurait notablement contribué à l'avis défavorable.
Selon le président de la Commission d'AMM, Daniel Vittecoq, rapporte le Quotidien du médecin, il n’y a pas d’urgence à statuer sur la commercialisation. La décision va remonter au niveau européen. En raison de l’hétérogénéité des indications, il est possible que des extraits de Ginkgo biloba reviennent avec certaines indications reconnues.
Voyez également:
- DOSSIER Psychomédia: Phytothérapie et médecines complémentaires
- Des centaines de médicaments à base de plantes bannis en Europe à partir du 1er mai 2011
Psychomédia avec sources: Afssaps, Quotidien du médecin. Tous droits réservés.


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