La revue Prescrire a actualisé, dans son numéro de février, sa liste « des médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options car leur balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes leurs utilisations ».

Sept médicaments antalgiques, de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), figurent dans cette liste de 74 médicaments jugés plus dangereux qu'utiles.

De nombreux AINS, indique la revue, « sont à écarter. Des options avec une balance bénéfices-risques plus favorable sont disponibles. »

Les 7 AINS plus dangereux qu'utiles sont :

  • Les coxibs :

    • Célécoxib (Celebrex)
    • Étoricoxib (Arcoxia),
    • Parécoxib (Dynastat)

    Ils « exposent à un surcroît d’accidents cardiovasculaires (dont thromboses et infarctus du myocarde) et d’effets indésirables cutanés par rapport à d’autres AINS aussi efficaces ».

  • Les AINS :

    • Acéclofénac (Cartrex ou autre)
    • Diclofénac (Voltarène ou autre)

    Ils « exposent à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d’origine cardiovasculaire par rapport à d’autres AINS aussi efficaces ».

  • Le kétoprofène en gel (Ketum gel ou autre)

    « Il expose à un surcroît de photosensibilisations (eczémas, éruptions bulleuses) par rapport à d’autres AINS topiques aussi efficaces. »

  • Le piroxicam par voie générale (Feldène ou autre)

    « Il expose à un surcroît de troubles digestifs et cutanés (dont des syndromes de Lyell), sans être plus efficace que d’autres AINS. »

Le paracétamol (ou acétaminophène, molécule active des Doliprane, Efferalgan, Actifed, Tylenol…) « est l’antalgique de premier choix : il est efficace dans les douleurs modérées et présente peu de danger quand sa posologie est maîtrisée ».

Un article de Prescrire publié en novembre 2015 a porté sur les médicaments antidouleur opioïdes faibles.

Parmi les 74 médicaments jugés plus dangereux qu'utiles figurent aussi les médicaments diacéréine (Art 50 ou autre) et glucosamine (Voltaflex ou autre) prescrits contre l'arthrose car « ils n'ont pas d’efficacité démontrée au-delà de l’effet placebo, mais des effets indésirables notables ».

Document en PDF sur Prescrire : Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2016.

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