Mise à jour 2019 - La revue Prescrire a actualisé, dans son numéro de février, sa liste « des médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options car leur balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes leurs utilisations ».

Sept médicaments antalgiques, de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), figurent dans cette liste de 93 médicaments plus dangereux qu'utiles.

De nombreux AINS, indique la revue, « sont à écarter. Des options avec une balance bénéfices-risques plus favorable sont disponibles. »

Les 7 AINS plus dangereux qu'utiles sont :

  • Les coxibs :

    • Célécoxib (Celebrex)
    • Étoricoxib (Arcoxia),
    • Parécoxib (Dynastat)

    Ils « exposent à un surcroît d’accidents cardiovasculaires (dont thromboses et infarctus du myocarde) et d’effets indésirables cutanés par rapport à d’autres AINS aussi efficaces ».

  • Les AINS :

    • Acéclofénac (Cartrex ou autre)
    • Diclofénac (Voltarène ou autre)

    Ils « exposent à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d’origine cardiovasculaire par rapport à d’autres AINS aussi efficaces ».

  • Le kétoprofène en gel (Ketum gel ou autre)

    « Il expose à un surcroît de photosensibilisations (eczémas, éruptions bulleuses) par rapport à d’autres AINS topiques aussi efficaces. »

  • Le piroxicam par voie générale (Feldène ou autre)

    « Il expose à un surcroît de troubles digestifs et cutanés (dont des syndromes de Lyell), sans être plus efficace que d’autres AINS. »

Le paracétamol (ou acétaminophène, molécule active des Doliprane, Efferalgan, Actifed, Tylenol…) « est l’antalgique de premier choix : il est efficace dans les douleurs modérées et présente peu de danger quand sa posologie est maîtrisée ».

Document PDF sur Prescrire : Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2019.

Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia
Tous droits réservés