« Entre un espace rural et la ville, l’écart de température peut être de plus de 10 °C », explique au journal Le Monde, Erwan Cordeau, chargé d’études sur le climat, l’air et l’énergie à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme,

« Ces températures plus élevées sont principalement liées aux îlots de chaleur urbains. Ceux-ci sont produits par l’omniprésence de surfaces minérales qui emmagasinent l’énergie lumineuse. Les chaussées, les routes et les bâtiments emmagasinent la chaleur du soleil alors que la végétation joue un rôle d’atténuation en rafraîchissant l’air. »

« La journée, la chaleur s’accumule dans les matériaux avant d’être progressivement restituée la nuit. Le vrai phénomène d’îlot de chaleur n’a donc lieu que la nuit, lorsque les surfaces urbaines se refroidissent très lentement. Plus les rues ont la forme d’un canyon urbain, c’est-à-dire étroites et bordées de hauts murs, plus la chaleur a du mal à se dissiper. La ville se refroidit alors plus difficilement encore. »

Entre une rue chaude de la ville et un espace vert, on peut observer un écart de température de 4 à 5 °C. Entre l’espace rural et cette même rue, l’écart peut aller jusqu’à 10 °C, voire plus selon l’amplitude de la vague de chaleur.

Sur Le Monde : Entre un espace rural et la ville, l’écart de température peut être de plus de 10 °C

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