Les National Institutes of Health (NIH) américains, Verily Life Sciences (Google), le DARPA de la défense américaine ainsi que plusieurs compagnies pharmaceutiques et centres de recherche investissent des sommes importantes dans l'électroceutique qui consiste à stimuler les nerfs du système nerveux périphérique pour le traitement d'une multitude de conditions de santé, rapporte Cort Johnson sur le site Healthrising.

L'électroceutique pourra, dans bien des cas, remplacer avantageusement les médicaments.

Les NIH, investiront $250 millions au cours des sept prochaines années dans le projet Stimulating Peripheral Activity to Relieve Conditions (SPARC) afin de développer les connaissances sur la manipulation de ces nerfs pour réduire la douleur et l'inflammation, traiter des problèmes cardiaques, des troubles intestinaux et plus.

De son côté, la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) américaine consacre $90 millions. Deux grands centres de recherche entièrement consacrés à la bioélectronique sont aussi notamment mis sur pied au Karolinska Institute en Suède et au Feinstein Institute à New York.

GlaxoSmithKline et Verily Life Sciences (auparavant Google Life Sciences) investissent plus de $700 millions dans une société, Galvani Bioelectronics, qui développera des dispositifs électroniques miniaturisés pour la stimulation des nerfs périphériques.

Cet investissement dans Galvani Bioelectronics, commentait Emily Waltz en septembre 2016 dans la revue Nature Biotechnology, est le dernier d'une série de succès que le nouveau champ de l'électroceutique, qui inclut notamment une approbation par le National Health Service du Royaume-Uni d'un stimulateur portatif du nerf vague pour la migraine et les céphalées en grappe mis au point par la société ElectroCore ainsi qu'un succès dans l'arthrite rhumatoïde chez l'animal.

Des sociétés, mentionne-t-elle, développent des dispositifs de stimulation qui ont notamment pour cibles thérapeutiques l'épilepsie, la dépression, l'obésité, le diabète de type 2, la maladie de Crohn, la polyarthrite rhumatoïde et d'autres conditions d'inflammation immunitaire, la migraine et les céphalées en grappe, les acouphènes et l'accident vasculaire cérébral, l'hypertension et l'insuffisance cardiaque, les systèmes auto-immun, endocrinien et métabolique. La plupart de ces dispositifs ciblent le nerf vague.

Le domaine, souligne Cort Johnson, pourrait profondément affecter comment sont traités des maladies ou syndromes, tels que la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique, pour lesquels il n'existe actuellement pas de traitements efficaces.

Psychomédia avec sources : Healthrising, NIH (SPARC), Nature Biotechnology.
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