À l'approche de la Journée nationale de la qualité de l’air, l’Ademe (Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) publie une étude portant sur les émissions toxiques des bougies parfumées et des encens.

L'agence a analysé les émissions de polluants volatils et particulaires résultant de l'usage occasionnel, régulier ou continu de neuf bâtons d'encens et neuf bougies parfumées.

Les niveaux de concentration en polluants atteints pendant et après la combustion des bâtons d'encens étaient très largement supérieurs à ceux des bougies parfumées.

Les bâtons d’encens émettaient des concentrations élevées en benzène, toluène, éthylbenzène, styrène, formaldéhyde, acétaldéhyde et acroléine ainsi que des concentrations d’HAP (Hydrocarbures Aliphatiques Polycycliques) et de particules élevées. Les émissions étaient les plus élevées pendant la combustion et dans l’heure qui suivait avant de diminuer sous l’effet de l’aération. Les encens sont également plus émissifs en particules que les bougies mais celles-ci sont plus grosses (de 80 à 190 nm).

Les niveaux de polluants volatils émis par les bougies sont nettement plus faibles que ceux émis par les encens et seuls le formaldéhyde, l’acétaldéhyde et le toluène sont mesurés à des niveaux de concentration de plusieurs µg/m-3. Les bougies émettent moins de particules que les encens, mais ces particules plus fines (diamètre < 100 nm). Les bougies émettent significativement plus d’oxydes d’azote que les bâtons d’encens.

Dans l'ensemble, « aucune situation préoccupante n’est attendue pour les expositions chroniques associées aux usages les plus courants », conclut l'Ademe. Certains produits ont toutefois généré des expositions de court terme dépassant les valeurs sanitaires retenues. Ce qui suggère un besoin de limiter les émissions des produits les plus émissifs.

Certaines pratiques également, comme l’usage fréquent et prolongé, l’utilisation de plusieurs produits en même temps, l'utilisation dans une petite pièce… peuvent conduire à des expositions à risque.

Afin de minimiser les effets potentiels sur la santé, l’Ademe recommande :

  • de privilégier les encens présentant le moins de matière (par exemple, pour un même encens, brûler un bâtonnet fin est préférable à un cône ;

  • de ne pas respirer directement la fumée ;

  • de limiter la fréquence d’utilisation ;

  • d’éviter d’en utiliser en présence de personnes dont le système respiratoire est plus sensible (enfants, femmes enceintes, personnes asthmatiques, personnes âgées, etc.) ;

  • de ne pas brûler plusieurs produits simultanément.

  • d’aérer la pièce pendant au moins 10 minutes après une utilisation.

« Selon un sondage TNS Sofres, 68 % des utilisateurs de bougies parfumées et 58 % des utilisateurs d’encens pensent que cette pratique n’a pas d’effet sur la qualité de l’air intérieur, voire peut avoir un impact positif », rapporte Le Figaro. « Respectivement 23 % et 27 % d’entre eux utilisent même ces produits dans l’objectif de l’améliorer. »

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Psychomédia avec source : Ademe, Le Figaro
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