Une carence en vitamine D chez les nouveaux-nés liée à la schizophrénie

Un faible niveau sanguin de vitamine D chez les bébés pourrait augmenter le risque de développer la schizophrénie, selon une étude britannique publiée dans les Archives of General Psychiatry.

John McGrath et Darryl Eyles du Queensland Brain Institute ont analysé les niveaux sanguins de vitamine D chez des bébés danois. Ceux qui étaient nés avec des niveaux insuffisants de vitamine D avaient un risque 2 fois plus élevé de développer la maladie.

Bien que ces résultats doivent être confirmés par des études additionnelles, ils suggèrent la possibilité qu'améliorer les niveaux de vitamine D chez les femmes enceintes et les nouveaux-nés pourrait réduire le risque de schizophrénie plus tard dans la vie.
Des études précédentes ont suggéré que la plupart des gens développent la schizophrénie durant l'hiver alors que l'exposition aux rayons du soleil est moins importante, indiquent les chercheurs.

La carence en vitamine D, rappellent-ils, a été liée à plusieurs conditions médicales dont plusieurs formes de cancer, l'hypertension, la dépression, des troubles du système immunitaire tels que la sclérose en plaques et l'arthrite rhumatoïde, et le diabète. Les études suggèrent aussi un lien entre la vitamine D et le développement du cerveau. La vitamine D est nécessaire pour la croissance et la communication des cellules dans tous les organes du corps, précisent-ils.

L'efficacité de la vitamine D pour diminuer le risque de schizophrénie pourrait prendre des décennies à être vérifiée car la maladie ne se développe souvent qu'à 20 ou 30 ans.

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