L'étude, fondée sur des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2002, révèle qu'un peu moins du cinquième (18 %) de ces personnes ont en moyenne moins de cinq heures de sommeil par nuit.
Par contre, seulement 2 % des personnes qui ne font pas d'insomnie déclarent dormir moins de cinq heures par nuit.
Il n'existe pas de critères uniformes pour définir l'insomnie, même si les définitions les plus courantes sont fondées sur la fréquence. Dans le cadre de l'ESCC, on a demandé aux personnes interrogées combien de fois elles avaient eu de la difficulté à s'endormir ou à rester endormies. Celles qui ont répondu «la plupart du temps» ou «tout le temps» ont été considérées comme faisant de l'insomnie.
(...) Les données de l'ESCC révèlent que les personnes ayant des problèmes de santé chroniques étaient susceptibles de déclarer faire de l'insomnie. Par exemple, en 2002, plus du cinquième des personnes souffrant d'asthme, d'arthrite ou de rhumatisme, de maux de dos ou de diabète ont déclaré faire de l'insomnie comparativement à seulement 12 % des personnes qui n'avaient pas ce type de problèmes.
Le stress au quotidien est aussi un facteur lié à l'insomnie. Près du quart (23 %) des personnes décrivant leurs journées comme «assez stressantes» ou «extrêmement stressantes» ont déclaré faire de l'insomnie. Cette proportion est plus de deux fois plus élevée que chez les personnes déclarant peu de stress ou pas du tout.
L'étude a en outre permis de déterminer un lien entre l'obésité et l'insomnie. Ce lien se vérifie notamment lorsque sont pris en compte les problèmes de santé chroniques et d'autres variables. Dans ce contexte, la cote exprimant la possibilité de faire de l'insomnie était plus élevée chez les personnes ayant un grave problème d'obésité, c'est-à-dire chez celles dont l'indice de masse corporelle (IMC) était de 35 ou plus, comparativement aux personnes dont l'IMC se situait dans la fourchette de poids normal, soit entre 18,5 et 24,9.
(...) La prévalence de l'insomnie augmentait aussi avec l'âge. Environ 10 % des personnes de 15 à 24 ans ont déclaré faire de l'insomnie. Cette proportion doublait pour passer à presque 20 % chez les personnes de 75 ans et plus.
Il existe bien sûr un lien entre le vieillissement et les problèmes de santé chroniques. Or une fois ces derniers pris en compte, la cote exprimant la possibilité de faire de l'insomnie n'était plus élevée chez les personnes âgées. Autrement dit, la forte prévalence de l'insomnie chez les personnes âgées tient avant tout à un mauvais état de santé, et non pas au vieillissement."
Extraits de: www.statcan.ca
Voyez aussi l'article:
Difficultés avec votre sommeil? Voici quelques conseils.
Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez notre Forum Sommeil
Par contre, seulement 2 % des personnes qui ne font pas d'insomnie déclarent dormir moins de cinq heures par nuit.
Il n'existe pas de critères uniformes pour définir l'insomnie, même si les définitions les plus courantes sont fondées sur la fréquence. Dans le cadre de l'ESCC, on a demandé aux personnes interrogées combien de fois elles avaient eu de la difficulté à s'endormir ou à rester endormies. Celles qui ont répondu «la plupart du temps» ou «tout le temps» ont été considérées comme faisant de l'insomnie.
(...) Les données de l'ESCC révèlent que les personnes ayant des problèmes de santé chroniques étaient susceptibles de déclarer faire de l'insomnie. Par exemple, en 2002, plus du cinquième des personnes souffrant d'asthme, d'arthrite ou de rhumatisme, de maux de dos ou de diabète ont déclaré faire de l'insomnie comparativement à seulement 12 % des personnes qui n'avaient pas ce type de problèmes.
Le stress au quotidien est aussi un facteur lié à l'insomnie. Près du quart (23 %) des personnes décrivant leurs journées comme «assez stressantes» ou «extrêmement stressantes» ont déclaré faire de l'insomnie. Cette proportion est plus de deux fois plus élevée que chez les personnes déclarant peu de stress ou pas du tout.
L'étude a en outre permis de déterminer un lien entre l'obésité et l'insomnie. Ce lien se vérifie notamment lorsque sont pris en compte les problèmes de santé chroniques et d'autres variables. Dans ce contexte, la cote exprimant la possibilité de faire de l'insomnie était plus élevée chez les personnes ayant un grave problème d'obésité, c'est-à-dire chez celles dont l'indice de masse corporelle (IMC) était de 35 ou plus, comparativement aux personnes dont l'IMC se situait dans la fourchette de poids normal, soit entre 18,5 et 24,9.
(...) La prévalence de l'insomnie augmentait aussi avec l'âge. Environ 10 % des personnes de 15 à 24 ans ont déclaré faire de l'insomnie. Cette proportion doublait pour passer à presque 20 % chez les personnes de 75 ans et plus.
Il existe bien sûr un lien entre le vieillissement et les problèmes de santé chroniques. Or une fois ces derniers pris en compte, la cote exprimant la possibilité de faire de l'insomnie n'était plus élevée chez les personnes âgées. Autrement dit, la forte prévalence de l'insomnie chez les personnes âgées tient avant tout à un mauvais état de santé, et non pas au vieillissement."
Extraits de: www.statcan.ca
Voyez aussi l'article:
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"Vous avez des problèmes de sommeil? C'est le cas de beaucoup de gens. Selon une nouvelle étude du dernier numéro de Rapports sur la santé, on estime à 3,3 millions le nombre de Canadiens de 15 ans et plus, soit environ 1 sur 7, qui ont de la difficulté à s'endormir ou à rester endormis, et qui sont par conséquent considérés comme faisant de l'insomnie.

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