Les participants qui avaient un QI supérieur dans l’enfance étaient plus susceptibles de consommer du cannabis et de la cocaïne plus tard, indépendamment de leur statut social ou de la présence de troubles de l'humeur (dépression).
A 16 ans, 7,0% des garçons et 6,3% des filles avaient déjà consommé du cannabis et 0,7% des garçons et 0,6% des filles, de la cocaïne. Ceux qui avaient consommé du cannabis avaient, en moyenne, des scores de QI plus élevés à 10 ans.
A 30 ans, les femmes qui avaient un QI supérieur à 5 ans étaient 2 fois plus susceptibles d'avoir déjà consommé du cannabis et 2 fois plus susceptibles d'avoir consommé de la cocaïne. Les hommes avaient aussi une probabilité plus grande d'avoir consommé des amphétamines et de l’ecstasy.
Pour un QI égal, les femmes avaient un risque plus élevé que les hommes d'avoir consommé de la cocaïne et du cannabis, ce risque étant deux fois plus élevé que chez celles ayant un faible QI.
Ces résultats étaient indépendants de la classe socio-professionnelle des parents et de la détresse psychologique à l'adolescence.
Des études ont montré que les personnes ayant un QI élevé ont aussi tendance à obtenir des scores élevés à des tests mesurant la recherche et l'ouverture aux expériences nouvelles, mentionnent les chercheurs. Il est donc possible que les drogues illégales répondent à un désir de nouveauté et de stimulation.
Deux autres traits liés à l'intelligence dans l'enfance sont l'ennui et la tendance à être taquiné par les pairs, ce qui peut aussi alimenter un intérêt à utiliser les drogues comme stratégie d'adaptation, font-ils l'hypothèse.
Mais un QI plus élevé a aussi été lié, soulignent-ils, à un risque diminué de mortalité, une plus faible probabilité de fumer, une plus grande activité physique, une plus grande consommation de fruits et légumes ainsi qu'un avantage socio-économique.
Voyez également:
- Semaine de prévention de la toxicomanie : des ressources pour les parents
- Le cannabis augmente le risque de dépression chez 2/3 de la population disposée génétiquement
Psychomédia avec source: Los Angeles Times. Tous droits réservés.


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Commentaires
statistiques qui manquent de QI!
évidement! les enfants ayant un QI plus élevé se trouvent en général (il y a donc des exception) dans la CSP des cadres et ingénieurs! intelligence a une part génétique, certes mais SURTOUT cette catégorie va baigner ses enfants dans des expériences propres a éveiller la curiosité: spectacles, musiques variées, langues étrangères, activité sportives, restaurants avec variété de goûts, ces enfants bénéficieront de fruits et légumes bios à la pelle, d'une très bonne couverture par une mutuelle coûteuse...
bref, vous voyez ou je me dirige, cette histoire de l'intelligence tiens vraiment de l’œuf et de la poule!
Quand à l'utilisation des drogues par ces jeunes choyés: effectivement, elle se trouvent AMHA bien expliqué par cette étude.
Drogues et finances
Quand on voit le nombre de traders qui consomment ou ont consommé des drogues.... peut-etre que ces scientifiques n ont pas totalement tort.... A approfondir
Curieux non?
Je comprend l'ouverture d'esprit et le goût d'aventure que cela peut représenter...
Inconscience du risque
J'aurais plutôt été porté à penser que les gens qui ont un faible Q.I. prennent plus de risques irréfléchis. Certaines personnes semblent tout simplement inconscientes, comme s'il leur manquerait une faculté mentale d'évaluation du risque.
Le cannabis n'est pas vraiment un problème, mais en ce qui concerne les drogues dures, il faut être inconscient pour prendre cela. Or, les gens ayant un haut Q.I. réfléchissent tout le temps, même trop avant d'agir en toutes circonstances.
On vois beaucoup plus de toxicomanie dans les milieux défavorisés ou le niveau d'éducation est moins élevé. Je ne vois pas comment cette étude a pû arriver à de telles conclusions.
Le phénomène de la drogue
Le phénomène de la drogue touche n'importe qui en fait. Beaucoup d'intellectuels au cours de l'histoire ont consommés dfférents types de drogues. D'ailleurs, ils ne disent pas dans l'article que les gens qui consomment des drogues ont un plus gros Q.I, ils disent que les gens qui à l'enfance avait un plus gros Q.I sont *plus susceptibles* d'en consommer. Ce n'est pas pareil. Quelqu'un ayant un faible Q.I peut tout aussi bien se retrouver à tester divers produits psychotropes. Et puis, consommer des drogues dures peut sembler inconscient en effet, mais plusieurs personnes sont prête à en prendre tout de même, la curiosité étant parfois trop grande. Puis, dans certains cas, ils en reprennent malgré les dangers, parce qu'ils ont appréciés les effets induit par la substances. Comme la cigarette... les gens qui la fume savent bien que c'est nocif, mais ils continuent.
...
Ce n'est pas vraiment le sujet, mais petite précision : les drogues "douces" n'ont de doux que le nom! et j'irais même jusqu'à dire qu'elles peuvent causer bien plus de dégâts que la cocaïne.
Personnellement, ces résultats ne m'étonnent pas tellement. J'associe une intelligence plus élevée à une certaine lucidité, qui peut conduire à de la dépression. Or beaucoup de toxicomanies peuvent s'expliquer par un fond dépressif. Mais tout ceci est linéaire ! Evidemment, beaucoup de variables peuvent entrer en jeu. Je pense notamment au besoin d'évasion, de marginalisation, etc.
"Inconscient", certes, ou
"Inconscient", certes, ou alors déprimés. Et l'ennui est une cause récurrente de la dépression. Et dans cette étude, ils précisent ne pas regarder la CSP : Il n'on pas précisé que les gens avec un niveau de Q.I élevé ne venait pas des milieux défavorisés. Le niveau d'éducation et le Q.I n'on pas forcément de rapport concret.