Quels sont les critères diagnostiques du sevrage du tabac (nicotine)?

Les symptômes de sevrage nuisent à la capacité d'arrêter ou de contrôler la consommation de tabac. Ils sont en grande partie dus à la privation de nicotine.

Voici les critères diagnostiques du DSM-5 (1) pour le sevrage du tabac :

A. Utilisation quotidienne de tabac pendant au moins plusieurs semaines.

B. Arrêt brutal de l'utilisation, ou réduction de la quantité de tabac utilisée, suivie, dans les 24 heures, d'au moins 4 des signes suivants:

  1. irritabilité frustration ou colère
  2. anxiété
  3. difficulté de concentration
  4. augmentation de l'appétit
  5. fébrilité
  6. humeur dépressive
  7. insomnie

C. Ces signes ou symptômes causent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.

D. Ces signes ou symptômes ne sont pas attribuables à une autre condition médicale ou ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental, incluant une intoxication ou le sevrage d'une autre substance.

Généralement, la fréquence cardiaque diminue de 5-12 battements par minute dans les premiers jours après l'arrêt du tabagisme et le poids augmente en moyenne de 4-7 lb (2-3 kg) pendant la première année après l'arrêt.

L'envie d'aliments sucrés et une baisse de la performance sur les tâches nécessitant une vigilance sont associées au sevrage du tabac. L'abstinence peut augmenter la constipation, la toux, les étourdissements, les rêves et cauchemars, les nausées et les maux de gorge.

Le tabagisme augmente le métabolisme de nombreux médicaments utilisés pour traiter les troubles mentaux; ainsi, l'arrêt du tabac peut augmenter les niveaux de ces médicaments dans le sang, ce qui peut avoir des conséquences cliniquement significatives. Cet effet semble être dû non pas à la nicotine pas plutôt à d'autres composés du tabac.

Voyez également:

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ("Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders"), publié par l'American Psychiatric Association.