Dépression: la psychothérapie de moins en moins utilisée comme traitement (États-Unis)

Dans les deux dernières décennies, le recours à la psychothérapie pour le traitement de la dépression a connu un important déclin, selon une étude publiée dans le numéro de décembre des Archives of General Psychiatry.

Steven Marcus de l'Université Columbia a évalué les tendances nationales dans le traitement ambulatoire de la dépression entre 1998 et 2007 en analysant les données de deux enquêtes représentatives nationalement.

De 1998 à 2007, le taux de traitement externe de la dépression a augmenté de 2,37 cas pour 100 habitants à 2,88 pour 100. Le pourcentage de personnes traitées par antidépresseurs est demeuré stable, passant de 73,8 % à 75,3 %. Alors que la proportion de personnes recevant une psychothérapie est passée de 53,6 % à 43,1 %.

Parmi ceux qui ont suivi une psychothérapie, le nombre moyen de visites a également considérablement diminué.

Ceci reflète une tendance continue depuis les années 1990, le recours de la psychothérapie passant de 71,1% au début de cette décennie à 60,2% en 1997, indiquent les auteurs.

Il est difficile de savoir si cette baisse est due à des préférences des personnes atteintes de dépression ou à d'autres facteurs, notamment la rareté des psychothérapeutes, notent les auteurs.

"Une revue de la littérature concernant les préférences de traitement a toutefois révélé que la plupart des personnes souffrant de dépression préfèrent la psychothérapie ou le counseling aux médicaments antidépresseurs», écrivent-ils. "Cependant, bien que la couverture des antidépresseurs et autres médicaments psychotropes de la part des tiers-payeurs (ex. les assureurs) est généralement généreuse, des limites importantes existent généralement sur la couverture des services de psychothérapie."

Durant les années 1990, l'utilisation d'antidépresseurs a augmenté de 37,3 % à 74,5 % des personnes traitées. Cette tendance a été attribuée à l'introduction et la promotion des antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs du recapture de la sérotonine (ISRS) et d'autres nouveaux antidépresseurs, la publication de guides pratiques pour le diagnostic et le traitement de la dépression et le développement d'outils de dépistage pour les soins de première ligne.

Voyez également:

Une thérapie cognitive efficace pour la prévention des rechutes de dépression
La psychothérapie aide à éviter que les pensées tristes évoluent en dépression
La psychothérapie moins efficaces contre la dépression chez les personnes à faible revenu
DOSSIER Psychomédia : La psychothérapie pour le traitement de la dépression
DOSSIER Psychomédia : Dépression

Psychomédia avec source:
PsychCentral
Tous droits réservés

Commentaires

Options d'affichage des commentaires

Sélectionnez la méthode d'affichage des commentaires que vous préférez, puis cliquez sur "Sauvegarder les paramètres" pour activer vos changements.

Le recul de la psychothérapie ds le traitement de la dépression

Quel tristesse que ce recul qui traduit une déshumanisation de notre système de soin. l'aide médicamenteuse est souvent un leurre qui sape notre énergie
et notre résilience naturelle.

dépression

ça fait des années que je prends le même traitement : anti-dépresseurs, anxiolytiques, somnifères (4 h 31 et je suis toujours devant l'ordi.)
j'ai dit au medecin : "donc si ça va + mal, vous augmentez la dose; jusque quand ?, jusqu'à ce que je crève ?" en plus,il n'a pas le temps de m'écouter; ça fait 13 ans que je suis en psychanalyse avec un psy; je devrais aller beaucoup mieux. Seulement voilà : il y a des PN (pervers narcissiques) dans les deux familles, et mes enfants ayant baignés dedans avec leur père; c'est moi qui vais devenir dingue. Tout le monde s'en fout; quand on est pas soutenue, c'est dur; je suis à la retraite, et je n'ai plus les moyens d'aller chez le psy très souvent. Je fais tout pour m'en sortir, mais je ne sais pas si j'y arriverai . Esthère de Reims

À propos de ce recul

Ce recul devient une coupure de rapport qui éloigne du réel.

L'analgésie ou le risque d'être?

Évidemment, le face à face avec soi est plus exigeant et fait peur. Plusieurs préfèrent ne pas sentir sa souffrance.
Oser aller toucher l'inconnu de soi dans un relation qui peut donner du sens et augmenter sa puissance parrait insuportable voir inutile.
Désirer être plus vivant constitue un risque de soi qui nécessite le désir de dépasser l'inconnu de sa vie. Cette recherche est facilité par les rapports humanisants qui donne du sens à sa vie.