De 1998 à 2007, le taux de traitement externe de la dépression a augmenté de 2,37 cas pour 100 habitants à 2,88 pour 100. Le pourcentage de personnes traitées par antidépresseurs est demeuré stable, passant de 73,8 % à 75,3 %. Alors que la proportion de personnes recevant une psychothérapie est passée de 53,6 % à 43,1 %.
Parmi ceux qui ont suivi une psychothérapie, le nombre moyen de visites a également considérablement diminué.
Ceci reflète une tendance continue depuis les années 1990, le recours de la psychothérapie passant de 71,1% au début de cette décennie à 60,2% en 1997, indiquent les auteurs.
Il est difficile de savoir si cette baisse est due à des préférences des personnes atteintes de dépression ou à d'autres facteurs, notamment la rareté des psychothérapeutes, notent les auteurs.
"Une revue de la littérature concernant les préférences de traitement a toutefois révélé que la plupart des personnes souffrant de dépression préfèrent la psychothérapie ou le counseling aux médicaments antidépresseurs», écrivent-ils. "Cependant, bien que la couverture des antidépresseurs et autres médicaments psychotropes de la part des tiers-payeurs (ex. les assureurs) est généralement généreuse, des limites importantes existent généralement sur la couverture des services de psychothérapie."
Durant les années 1990, l'utilisation d'antidépresseurs a augmenté de 37,3 % à 74,5 % des personnes traitées. Cette tendance a été attribuée à l'introduction et la promotion des antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs du recapture de la sérotonine (ISRS) et d'autres nouveaux antidépresseurs, la publication de guides pratiques pour le diagnostic et le traitement de la dépression et le développement d'outils de dépistage pour les soins de première ligne.
Voyez également:
Une thérapie cognitive efficace pour la prévention des rechutes de dépression
La psychothérapie aide à éviter que les pensées tristes évoluent en dépression
La psychothérapie moins efficaces contre la dépression chez les personnes à faible revenu
DOSSIER Psychomédia : La psychothérapie pour le traitement de la dépression
DOSSIER Psychomédia : Dépression
Psychomédia avec source:
PsychCentral
Tous droits réservés

SIDA: efficacité et risques du Truvada pour la prévention
Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids
Les parents seraient plus heureux
Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre
DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains
Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Stress et détresse psychologique des agriculteurs
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
DSM-5: deux diagnostics controversés sont retirés
Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être
Apprendre avant le sommeil favorise la mémorisation
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
80e congrès de l'Acfas (Association francophone pour le savoir)
États généraux de l'action et de l'analyse féministes, 25 et 26 mai à Québec
TEST : Évaluez votre niveau d'intelligence émotionnelle
TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d'Alzheimer ?
De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements
DOSSIER: Stress et anxiété
DOSSIER: Maigrir sainement
Insomnie: 4 façons de ralentir avant le coucher afin de favoriser le sommeil
Quels sont les différents types de psychothérapie ?
DOSSIER La psychothérapie pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les neuroleptiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Les médecins ne meurent pas comme plusieurs: ils évitent les traitements excessifs
Les antidépresseurs entraîneraient une dépendance et un sevrage

Commentaires
Le recul de la psychothérapie ds le traitement de la dépression
Quel tristesse que ce recul qui traduit une déshumanisation de notre système de soin. l'aide médicamenteuse est souvent un leurre qui sape notre énergie
et notre résilience naturelle.
À propos de ce recul
Ce recul devient une coupure de rapport qui éloigne du réel.
L'analgésie ou le risque d'être?
Évidemment, le face à face avec soi est plus exigeant et fait peur. Plusieurs préfèrent ne pas sentir sa souffrance.
Oser aller toucher l'inconnu de soi dans un relation qui peut donner du sens et augmenter sa puissance parrait insuportable voir inutile.
Désirer être plus vivant constitue un risque de soi qui nécessite le désir de dépasser l'inconnu de sa vie. Cette recherche est facilité par les rapports humanisants qui donne du sens à sa vie.