Le poisson protégerait les capacités mentales et préviendrait la maladie d'Alzheimer

Consommer du poisson (non frit) au moins une fois par semaine pourrait protéger les capacités mentales et prévenir la maladie d'Alzheimer, selon une étude présentée au congrès annuel de la Radiological Society of North America qui montre des liens entre la consommation de poisson, la préservation des structures cérébrales et le risque de maladie d'Alzheimer.

Cyrus Raji de l'Université de Pittsburgh et ses collègues ont analysé les données concernant 260 personnes âgées en moyenne de 71 ans au début de l'étude.

Chez celles qui consommaient du poisson grillé ou cuit à la vapeur au moins une fois par semaine, les images cérébrales par IRM montraient un volume plus important de matière grise dans plusieurs parties du cerveau, dont l'hippocampe et certaines parties du cortex. Ces volumes plus importants étaient liés à un risque réduit, sur 5 ans, de développer la maladie d'Alzheimer ou un déficit cognitif léger (un déclin cognitif qui est souvent précurseur de la maladie d'Alzheimer).

Celles qui ne consommaient pas de poisson avaient perdu davantage de cellules nerveuses impliquées dans la mémoire à court terme (qui permet par exemple de retenir un numéro de téléphone qui vient d'être entendu) et 47% ont développé la maladie d'Alzheimer ou un déficit cognitif léger comparativement à 3% chez celles qui en consommaient au moins une fois par semaine. Mais ce bénéfice n'était pas constaté avec le poisson frit.

Selon l'Alzheimer's Association américaine, ces résultats appuient la recommandation d'adopter une alimentation riche en poissons d'eau froide qui contiennent des acides gras oméga-3. Ces poissons sont, mentionne-t-elle, le flétan, le maquereau, le saumon, la truite et le thon.

Il est toutefois possible, mentionnent des experts, que les liens constatés soient aussi expliqués par d'autres bonnes habitudes que peuvent avoir les personnes qui consomment du poisson (comme l'adoption d'un régime de style méditerranéen) bien que les auteurs aient tenté de tenir compte le plus possible de ces autres habitudes dans leurs analyses.

Une importante étude américaine publiée l'an dernier montrait que des compléments d'oméga-3 ADH n'avaient pas plus d'effet qu'un placebo (produit inactif) pour ralentir la maladie chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer de façon légère à modérée. Il est possible, indiquaient les auteurs, que ces compléments doivent être pris à long terme avant l'apparition de la maladie pour être efficaces.

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Psychomédia avec sources: WebMD, USA Today, PscyCentral. Tous droits réservés.