Le froid entraîne une diminution de la température corporelle centrale en dessous de 37 °C. Le corps met alors en œuvre des mécanismes pour l'augmenter : vasoconstriction cutanée (diminution de la circulation du sang à la surface de la peau) augmentation du rythme cardiaque, augmentation de l’activité musculaire (frissons, activité physique) et augmentation du métabolisme.

Certains médicaments, informait l'Agence française du médicament dans un document publié en 2009, « pourraient être responsables de la survenue ou de l’aggravation de symptômes liés au froid » en interagissant avec ces mécanismes.

Les médicaments qui nécessitent une vigilance accrue sont :

  • Certains médicaments contre l'hypertension (alpha-bloquants, inhibiteurs calciques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, précise le Quotidien du médecin) et l’angine de poitrine peuvent altérer les mécanismes de lutte contre le froid. D’autres, comme la digoxine, peuvent être moins bien distribués dans l’organisme.

  • Certains médicaments pour traiter des troubles mentaux : les neuroleptiques (antipsychotiques) peuvent dérégler le thermostat central de l'organisme et provoquer une baisse de la température ; les sels de lithium peuvent devenir toxiques en cas de baisse de leur élimination.

  • La plupart des médicaments agissant sur la vigilance tels que les anxiolytiques benzodiazépines et apparentés ainsi que les somnifères, peuvent altérer les capacités de lutter contre le froid.

  • Certains médicaments pour traiter l'épilepsie (anticonvulsivants) car ils peuvent être moins bien distribués dans l’organisme.

  • Les médicaments pour traiter une hypothyroïdie peuvent empêcher l’accélération du métabolisme qui est nécessaire pour la production de chaleur.

Psychomédia avec sources : Afssaps (Ansm), Le Quotidien du médecin
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