L'hormonothérapie pour la ménopause augmente le risque de cancer de l'ovaire

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Le traitement hormonal à la ménopause augmente bel et bien le risque de cancer (février 2009)

Selon une vaste recherche britannique, publiée dans la revue médicale The Lancet, l'hormonothérapie pour la ménopause augmente le risque de cancer des ovaires. Environ 1000 décès supplémentaires entre 1991 et 2005 en Grande-Bretagne sont attribuables au traitement hormonal substitutif (THS) selon cette recherche.

Valerie Beral et ses collègues de l'Université d'Oxford ont étudié l'incidence du cancer du sein et du cancer des ovaires chez près d'un million de femmes ménopausées suivies sur une période de cinq à sept ans.
Parmi ces femmes, 30 % étaient sous THS, 20 % l'avaient été et 50 % n'y avaient jamais eu recours.

Des résultats de cette recherche, publiés en 2003, ont déjà indiqué que le THS double le risque de cancer du sein.

Au total, 2273 cancers de l'ovaire ont été diagnostiqués, dont 1591 se sont avérés mortels. Le risque de développer un cancer de l'ovaire était plus élevé chez les femmes sous THS et augmentait avec la durée du traitement.

Le risque était augmenté de 18% (100% représentant un risque doublé). L'incidence de ce cancer était de 2,2 pour 1 000 chez les femmes n'ayant jamais eu recours à un THS et de 2,6 pour 1 000 chez celles ayant été sous THS pendant cinq ans. Le taux de mortalité était respectivement de 1,3 à 1,6 pour 1 000.

Cela se traduit par un cas de cancer de l'ovaire additionnel par tranche de 2500 femmes utilisatrices du THS et un décès additionnel par 3300.

Aucun risque accru n'a été constaté pour les femmes ayant pris ce type de traitement dans le passé et l'ayant cessé. Les résultats ne variaient pas en fonction des différents types de THS commercialisés en Grande-Bretagne ou d'autres facteurs potentiels de risque, comme le recours aux contraceptifs hormonaux dans le passé.

Les chercheurs précisent que les cancers du sein, des ovaires et de l'utérus représentent 40% des cancers diagnostiqués chez les femmes en Grande-Bretagne et que l'incidence totale est de 63% supérieure pour celles prenant le THS.

Suite à ces résultats, les experts maintiennent les mêmes recommandations: peser les bénéfices et les risques du THS et prendre les plus petites doses possibles pour la période temps la plus courte.

Psychomédia avec source:
The Lancet (BBC News)

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DOSSIER: Ménopause

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