La relation entre matérialisme et états mentaux est complexe. Il n'est pas clair si le matérialisme réduit le bien-être ou si le manque de bien-être (ou de bonheur) alimente le matérialisme ou les deux.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer le prix apparent de la poursuite de la richesse. Une importante tendance à consommer peut nuire en raison du temps prélevé aux choses qui favorisent le bonheur, comme les relations avec la famille et les amis.
Les gens qui ont de fortes valeurs matérialistes ont tendance à être orientés vers des buts qui conduisent moins au bien-être, selon le psychologue Tim Kasser, auteur du livre "The High Price of Materialism" (MIT Press, 2002) et co-éditeur de "Psychology and Consumer Culture" (APA, 2004). Il présente des recherches qui montrent que quand les gens organisent leur vie autour de buts extrinsèques comme l'acquisition de biens, ils rapportent moins de satisfaction dans leurs relations, une humeur moins bonne et davantage de problèmes psychologiques. Il distingue les buts extrinsèques, comme les possessions, l'image, le statut, les prix et la gloire, et les buts intrinsèques comme le développement personnel et le contact avec la communauté qui sont satisfaisants en soi.
Les gens matérialistes ont souvent, selon certaines recherches, des attentes irréalistes par rapport à ce que des biens de consommation peuvent apporter à leurs relations, leur l'autonomie et leur bonheur. Ils croient qu'acquérir des biens va changer leur vie. Un exemple qui est donné est celui d'un homme qui souhaitait désespérément acquérir une piscine afin de pouvoir améliorer sa relation avec sa fille de 13 ans.
Étant donné que nous vivons tous dans la même culture de consommation, pourquoi certains d'entre nous développent-ils de fortes valeurs matérialistes et que d'autres ne le font pas ? Une voie de recherche suggère que l'insécurité financière et émotionnelle serait un facteur important. Lorsque les gens grandissent en n'étant pas très bien traités par leurs parents, en vivant la pauvreté ou même la menace de la mortalité, ils ont souvent tendance à s'adapter en devenant plus matérialistes.
Une recherche publiée dans Developmental Psychology en 1995 était la première à le démontrer. Les adolescents qui rapportaient les attitudes les plus matérialistes étaient plus pauvres et recevaient moins d'affection de la part de leur mère. En 1997, une recherche montrait que les jeunes dont les parents étaient séparés étaient plus portés à développer des valeurs matérialistes plus tard dans la vie.
Selon une recherche parue dans le Journal of Consumer Research en 2002, les matérialistes les plus malheureux seraient ceux dont les valeurs matérialistes entreraient le plus en conflit et en contradiction avec d'autres valeurs. Ceux qui ont des valeurs prosociales (famille, communauté) importantes par exemple, vivent plus de stress que ceux qui ont peu de valeurs prosociales.
Source: American Psychological Asoociation
Voyez également:
- Les valeurs matérialistes nuisent au bien-être
- Meilleurs revenus et bonheur, un lien grandement illusoire
- Dossier : Bonheur et bien-être
Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez nos forums Modes de vie.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer le prix apparent de la poursuite de la richesse. Une importante tendance à consommer peut nuire en raison du temps prélevé aux choses qui favorisent le bonheur, comme les relations avec la famille et les amis.
Les gens qui ont de fortes valeurs matérialistes ont tendance à être orientés vers des buts qui conduisent moins au bien-être, selon le psychologue Tim Kasser, auteur du livre "The High Price of Materialism" (MIT Press, 2002) et co-éditeur de "Psychology and Consumer Culture" (APA, 2004). Il présente des recherches qui montrent que quand les gens organisent leur vie autour de buts extrinsèques comme l'acquisition de biens, ils rapportent moins de satisfaction dans leurs relations, une humeur moins bonne et davantage de problèmes psychologiques. Il distingue les buts extrinsèques, comme les possessions, l'image, le statut, les prix et la gloire, et les buts intrinsèques comme le développement personnel et le contact avec la communauté qui sont satisfaisants en soi.
Les gens matérialistes ont souvent, selon certaines recherches, des attentes irréalistes par rapport à ce que des biens de consommation peuvent apporter à leurs relations, leur l'autonomie et leur bonheur. Ils croient qu'acquérir des biens va changer leur vie. Un exemple qui est donné est celui d'un homme qui souhaitait désespérément acquérir une piscine afin de pouvoir améliorer sa relation avec sa fille de 13 ans.
Étant donné que nous vivons tous dans la même culture de consommation, pourquoi certains d'entre nous développent-ils de fortes valeurs matérialistes et que d'autres ne le font pas ? Une voie de recherche suggère que l'insécurité financière et émotionnelle serait un facteur important. Lorsque les gens grandissent en n'étant pas très bien traités par leurs parents, en vivant la pauvreté ou même la menace de la mortalité, ils ont souvent tendance à s'adapter en devenant plus matérialistes.
Une recherche publiée dans Developmental Psychology en 1995 était la première à le démontrer. Les adolescents qui rapportaient les attitudes les plus matérialistes étaient plus pauvres et recevaient moins d'affection de la part de leur mère. En 1997, une recherche montrait que les jeunes dont les parents étaient séparés étaient plus portés à développer des valeurs matérialistes plus tard dans la vie.
Selon une recherche parue dans le Journal of Consumer Research en 2002, les matérialistes les plus malheureux seraient ceux dont les valeurs matérialistes entreraient le plus en conflit et en contradiction avec d'autres valeurs. Ceux qui ont des valeurs prosociales (famille, communauté) importantes par exemple, vivent plus de stress que ceux qui ont peu de valeurs prosociales.
Source: American Psychological Asoociation
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