Lexique :
Psychologie et santé
Terme :
Émotion
Le psychologue Georges Mandler (1992) a défini l'émotion comme étant un événement conscient créé par la combinaison d'une activation physiologique et d'évaluations cognitives (plaisant, déplaisant…) en réponse à un événement.

Selon un modèle classique de la psychologie proposé par le psychologue américain Paul Ekman, il y aurait six émotions fondamentales (dites primaires, universelles…) : la joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise et le dégoût. D'autres listes d'émotions fondamentales ont été proposées dont celle de Plutchik qui inclut huit émotions.

Il existe plusieurs nuances et combinaisons d'émotions qui constituent des émotions dites secondaires (ou complexes) comme la jalousie, le doute, le courage, l'ennui, etc. Les émotions plus complexes et durables sont souvent appelées sentiments.

La capacité d'identifier précisément les émotions ressenties est l'une des composantes de l'intelligence émotionnelle.

Une autre composante de l'intelligence émotionnelle est la régulation (gestion) des émotions.

À la périphérie des émotions « se trouvent les humeurs, qui (…) sont moins vives et durent plus longtemps que les réactions émotives proprement dites (s'il est relativement rare d'être en proie à une violente colère un jour entier, il l'est moins d'être d'une humeur irritable, grincheuse, au cours de laquelle de courts accès de colère se déclenchent aisément). Au-delà des humeurs, on en arrive aux tempéraments, la propension à susciter une émotion ou une humeur donnée, qui rend les gens mélancoliques, timides ou gais ». (Goleman)

Comme les émotions, les humeurs et le tempérament ont des composantes cognitives et biologiques.

Références : Mandler, Georges, Cognition and Emotion: extensions and Clinical Applications, dans D.J. Stein et J.E. Young, Cognitive Science and Clinical Disorders, Academic Press, 1992. Goleman, Daniel, L'intelligence émotionnelle, Robert Laffont, 1997.