"Éviter si possible les facteurs déclencheurs des crises de migraine permet parfois de réduire leur fréquence", souligne la revue Prescrire.

Des facteurs connus sont notamment le manque de sommeil, le stress, le tabac, le café, le vin, le jeûne, les stimulations visuelles, les règles, la ménopause. De nombreux médicaments sont aussi l'origine de maux de tête d'allure migraineuse : dérivés nitrés, sildénafil (Viagra), contraceptifs hormonaux, et parfois l'usage continu des antalgiques.

Et, "certaines mesures non médicamenteuses sont parfois suffisantes : réduction de la consommation des antalgiques, relaxation, thérapies cognitives et comportementales dont la balance bénéfices-risques semble favorable".

"Quand les migraines demeurent fréquentes et invalidantes, le propranolol (Avlocardyl et autres génériques) est le médicament de premier choix en prévention des crises y compris les crises liées au cycle menstruel. Il diminue de moitié la fréquence des crises chez environ 60 % des patients. Ses effets indésirables sont principalement : troubles cardiaques, spasmes bronchiques, troubles neuropsychiques et digestifs."

L'acide valproïque (Micropakine) ou l'amitriptyline (Élavil, Laroxyl…), en monothérapie, "sont des options de second choix étant donné leurs balances bénéfices-risques".

"L'intérêt du traitement est à réévaluer régulièrement, y compris en tenant compte d'éventuelles évolutions de la situation : désir de grossesse, etc."

Rappelons que les neuroleptiques (antipsychotiques) flunarizine (Sibelium) et oxétorone (Nocertone) sont à éviter selon la revue. Ces médicaments figurent dans sa liste de 68 médicaments à éviter publiée en janvier 2014. Ils "ont une efficacité au mieux modeste (…) mais exposent à des troubles extrapyramidaux (neurologiques moteurs et musculaires), des troubles cardiaques et des prises de poids".

Article de Prescrire : Prévention des crises de migraine : des médicaments espacent les crises, sans les supprimer.

Psychomédia
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